Aussi étonnant que ça puisse paraître, les jeux 3DS sont actuellement loin de se bousculer au portillon, au point de n’être que 2 ou 3 élus à sortir dans les rayons chaque mois. Alors forcément, lorsqu’une licence telle que Dead or Alive se décide à s’y inviter via un volet prenant des allures de best-of embarquant en plus ses héroïnes aux formes généreuses (et qui n’ont visiblement aucun problème de respiration…) !



Il y a des jeux comme ça qui arrivent à nous transmettre une première impression loin d’être flatteuse. Dead or Alive : Dimensions en fait partie. La preuve. Inutile de vous le cacher : l’appréhension était bel et bien de la partie lors des premières minutes passées en compagnie du soft. Avant de s’envoler pour laisser place à la surprise. Car le soft de Tecmo Koei a finalement tout pour plaire. Malgré sa réalisation graphique honorable, mais loin d’exploiter le potentiel de la bécane de Nintendo, et son effet 3D peu saisissant, il arrive à enchaîner coup sur coup les bonnes idées, au point de faire de l’ombre à un Super Street Fighter IV 3DS qui aurait sans doute imaginé pouvoir régner en maître absolu quelques mois encore. Mais voyez plutôt : Dead or Alive : Dimensions se permet de proposer un roster varié, complet (piochant allègrement dans les rosters des épisodes précédents), et autorisant des approches de jeu radicalement différentes selon le personnage sélectionné. Un gage de qualité indéniable, couplé en plus à une prise en main quasi-immédiate et autorisant une courbe de progression assez plaisante. Basé sur le déploiement de combos, le gameplay du jeu demeure ainsi très équilibré, et s’adapte de plus aux novices grâce à l’écran secondaire de la 3DS, utilisé pour afficher les diverses listes de coups et combos. Une excellente initiative, que les développeurs ont creusé au point de permettre d’activer les combos affichés en les pressant au stylet. Les puristes crieront à la trahison, arguant qu’une telle possibilité a à elle seule de quoi sabrer l’intérêt du jeu. A condition de s’en servir… Evidemment annexe, cette possibilité sera de toute façon laissée aux oubliettes par la plupart de joueurs, qui préfèreront, et on les comprend, se recentrer sur la maîtrise du jeu, et de ses timings étroits et punitifs. Le tout en passant par un mode Histoire permettant de saisir les références à divers personnages, ou par un mode Arcade plus traditionnel. Là où ça devient par contre très intéressant, c’est lorsqu’on se rend compte, alleluia, que le jeu renferme du jeu en ligne. Efficace et complet, ce mode saura de toute façon se placer rapidement comme LE mode à privilégier. Malgré les onces de lag qui viendront le parsemer de temps en temps. A croire qu’on était pas si loin que ça du « perfect », au final…

Le verdict ?


Que signifie cette pastille ?

Les +
Un roster équilibré et complet
Un gameplay nerveux

Les -
Réalisation graphique acceptable, sans plus
Des modes de jeu en solo peu variés