Après avoir ébloui en 2009 avec le titre Flower, le studio Thatgamecompany revient à la charge avec un nouveau jeu poétique sous le signe du voyage. À son lancement, Journey devenait le jeu qui, jusqu’à présent, s’est vendu le plus vite sur le PSN. Un engouement qui, pour certains, annonce un jeu merveilleux, mais qui pour d’autres résonne comme un lancement « trop beau pour être vrai ».
Dépaysement destabilisant
Pour profiter pleinement de Journey et rentrer dans l’ambiance, il faut oublier tous les pilliers du jeux vidéo : du scoring à la stamina en passant par les skills, Journey ne fait aucunement référence à ces éléments ancrés depuis longtemps dans nos cervelles de gamers.
Quand on se retrouve seul au beau milieu de ce magnifique désert, on comprend tout de suite qu’il est inutile de chercher midi à quatorze heures. Sans pour autant se vanter d’être un parfait exemple du jeu vidéo qui a pour but premier de divertir, Journey est parvenu à vider mon esprit. La quasi-totale absence d’indication laisse libre cours à notre curiosité, fortement suscitée par d’étranges créatures en lambeaux de tissu qui permettent de réaliser de somptueux bons. Le saut n’est donc pas une compétence acquise, mais qui s’obtient grâce à ces bestioles pleines de poésie dans leurs mouvements. D’autres morceaux de textiles sans âmes pourront également vous attribuer le privilège de sauter avec la touche croix.
A part vos déplacements qui s’effectuent comme dans n’importe quel autre jeu (c’est à dire à l’aide de votre stick gauche que vous avez l’habitude de tâter), la touche rond permet d’activer à court terme un pouvoir qui vous sera utile pour remettre d’aplomb certaines des créatures. Et le dernier contrôle à part la touche pause sera la manette en elle-même, que vous pourrez incliner pour faire bouger la caméra (ce qui est également possible de réaliser avec le stick droit). Si le gameplay est totalement basique et dépourvu de complexité, il n’est pas pour autant pauvre. Car, comme son nom l’indique, Journey est avant-tout un voyage, et non un jeu basé sur le scoring.
Bon, je vous l’accorde, ça n’est pas forcément facile à intégrer quand on est adepte de jeu bourrin qui demande de tapoter sur un bouton en continu. La première prise en main est donc étrange, mais le gameplay est à l’image du jeu : il est léger. Si le parti-pris se tient tout a fait et est en parfaite cohérence avec l’esprit de ce jeu concept, il ne conviendra pas à tout le monde de ne faire que de se balader dans un monde aux paysages intrigants.
Vous serez également interpelés par la présence d’un être semblable à vous-même. Si vous ne pourrez pas réaliser grand chose (pour ne pas dire « rien ») à deux, vous aurez tout de même la possibilité d’être accompagné à certains moments par d’autres joueurs, qui seront tout autant éblouis que vous par les environs. Pas de possibilité de communiquer, à part faire une petite démonstration de votre pouvoir avec la touche rond. Un concept plutôt étrange, mais qui renforce le parti-pris du jeu : la découverte.
Car en réalité, ce qui donne envie de continuer ce voyage, ça n’est pas le gameplay. Mais bel et bien cette découverte d’endroits étonnants et adroitement conceptualisés. Et si les contrôles, qui peuvent être qualifiés de minimalistes, ne donneront pas envie de poursuivre l’aventure romantique, l’univers et l’ambiance donnent envie d’en apprendre plus.
Pélerinage à vitesse grand V
À l’unanimité, Journey est un parfait régal pour les yeux en manque de paysages étrangers. Mais l’univers du jeu est également basé sur une histoire, dont tous les mécanismes sont carrément flous. Encore une fois, il faudra faire une croix sur nos habitudes de gamer. Car le contexte est semblable aux dunes de sable : c’est à dire vague…
Pas d’introduction particulière lorsque vous débarquez dans le jeu. C’est l’incompréhension totale, mais on capte finalement très vite que le but d’un voyage, c’est d’avancer et de contempler les environs. Pourtant, quelques éléments prouvent que le jeu est doté d’un scénario qui a été pensé et abouti. À chaque fin de « région » (pour ne pas appeler ça un niveau…), vous vous retrouverez devant un monument que vous activerez avec votre pouvoir. C’est alors que vous parvient une vision. Une sorte de Dieu vous apparaît, vous pouvez comprendre qu’il vous montre une fresque semblable à une carte. Pour ma part, je me suis sentie comme un bon petit pèlerin convoqué par la force suprême pour un long périple en quête de sagesse…Etonnant, non ?
Pas de parole, juste des images avec lesquelles on tente de cerner ce qu’il se passe, et le but qui doit être atteint. Mais encore une fois, ce sont nos mauvaises manières de gamer qui nous font ronchonner, car Journey ne cherche simplement qu’à faire vivre une aventure dont on est plus spectateur qu’acteur. Un aspect assez frustrant en soi, car on ne s’est pas senti assez impliqué dans ce qu’il s’est passé. Mis à part votre voyage, vous n’accomplissez pas de miracle : de gros ennemis intouchables vous feront de l’ombre sans pouvoir faire quoi que ça soit, et la dépendance aux points d’énergie pour sauter rendent impuissants.
Pourtant, une « région » vous donnera la possibilité de jouer avec cette dépendance et donne carrément une dimension plateforme au niveau. C’est dommage, ça n’aura duré qu’un court instant, et vous vous retrouverez très vite dans l’engrenage de la contemplation. C’est assez dur de réaliser qu’il aurait été possible de mettre le jeu sur le chemin de la plateforme, mais finalement il y a tellement de belles choses un peu partout qu’on se laisse facilement distraire par ce qui nous entoure…
La légèreté règne dans Journey : que ce soit dans son gameplay ou dans son histoire que je suis sans doute loin d’avoir compris ! C’est une sensation agréable qui n’est pas donné de voir dans tous les jeux d’aujourd’hui. Mais parfois, on se rend compte que cet aspect aurait pu être exploité différemment, pour donner un peu plus d’importance au fond, et non à la forme. Mais aussi fade que puisse être l’expérience gameplay et scénaristique, ce spectacle visuel sans fin réussi à époustoufler.
Pure balade romantique
Si Journey n’est pas fait pour être joué, il vaut au moins le coup pour avoir été vécu. L’équipe de Thatgamecompany s’y ai pris maladroitement pour présenter une histoire complètement floue, mais ils ont su faire une jeu plein de personnalité tant par son design visuel que sonore.
Bien sûr, avoir la bouche bée devant son écran n’est rien comparé à un paysage étranger réel qu’on peut admirer. Mais Les développeurs sont tout de même parvenus à mettre de bonnes claques graphiques avec certains procédés. Je n’arrive d’ailleurs pas encore à oublier le magnifique coucher de soleil qui m’a ébloui coup par coup alors que je faisais une descente de sable apaisante dans un monument abîmé par le temps. Mais si Journey parvient autant à impressionner, c’est parce que l’équipe a parfaitement su mettre en valeur ces véritables peintures vivantes.
Dans l’exemple de mon éblouissement évoqué un peu plus haut, la caméra s’est positionnée d’elle-même afin de tourner en plan d’ensemble : ce qui m’a fait paraître tout petit devant l’immensité de ce rayonnement solaire. Et sans scrupule, le jeu est tout simplement magnifique au niveau du travail des textures. Ainsi, le reflet du soleil sur le sable donnait l’impression qu’un millier de paillettes semblables à des étoiles venait sublimer le spectacle. Tout au long du jeu, on a affaire a de véritables oeuvres d’art animées qui mérite d’être contemplées.
Mais le travail graphique bluffant de l’équipe est vivant également grâce à l’ambiance sonore qui attribue un ton à chaque « région ». De légers violons attirent votre attention sur ce qui vous entoure et vous n’hésiterez pas à faire une halte de temps à autre pour vous délecter de ces précieux instants graphiques. Sans trop être chargés d’éléments, les différents niveaux auxquels vous serez confrontés varient de manière adroite.
C’est à dire que si on voit ça d’un point de vue technique, le sable est toujours présent (même s’il est sous forme de neige), et pourtant, les environs possèdent un caractère qui leur est propre. Par exemple, une « région » aquatique a été créée grâce aux couleurs (le bleu, le vert, le mauve) mais aussi grâce aux sons étouffés des sons qui vous font croire que vous êtes sous mer. Il n’y a qu’un seul endroit qui offrira un nouvel élément météorologique : le vent.
Journey a le mérite d’avoir eu le droit à une belle direction artistique, et ç’en est parfois à couper le souffle ! Techniquement parlant, l’exploitation avisé de certains éléments tels que le sable a été repris différemment pour offrir une belle variété de paysages. La bande son est en béton, tout comme les graphismes qui exploitent à fond les capacités de la Playstation 3. Et ça, ça fait plaisir !
Journey n’est pas un jeu, c’est une expérience visuelle et sonore qui pousse presque vers le spirituel. C’en est presque parfois flippant, mais au final, ce long périple aux paysages variés vide bien la tête pour la remplir de jolis souvenirs visuels et sonore. Mais on ne peut pas s’empêcher de regretter parfois que l’aspect plateforme n’a pas été totalement exploité. Si cette magnifique réalisation sans faille graphique ébloui, elle manque parfois d’approfondissement dans son gameplay et dans son histoire. Mais pour un jeu PSN à un peu moins de 13 €, le divertissement est au rendez-vous, et l’expérience est à tenter, bien que les gamers ardus devront passer leur chemin, ce qui fait manquer de peu à Journey la vignette « valeur sûre ». En revanche, on aurait aimé une durée de vie un peu plus sympathique : finir un jeu en deux heures avec pour seule perspective de recommencer le voyage, ça fait mal…
























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Le Journal du Geek
ju2c0c0
17 avr, 2012, 18:16 #1J’ai acheté ce jeu avant-hier, et j’ai adoré, mais effectivement, finir le jeu en juste quelques heures, ça fait mal. On n’a pas envie que le voyage se termine! >.<
BlahBlah
17 avr, 2012, 18:20 #2Yome NetSan
17 avr, 2012, 18:30 #3Une simple recherche Google sur le nom « thatgamecompany » permet de le savoir.
Faut se renseigner un peu quand même, ça fait pas sérieux…
Matth
17 avr, 2012, 18:39 #4Pour moi c’est le pas qui permet au jeu de passer du divertissement à l’Art. Ici, rien n’est divertissement, tout est experience. Ce qui est incroyable, c’est la complexité des émotions qui passent par ce gameplay minimaliste mais aussi l’interaction qui se crée avec un joueur inconnu. Au début rejeté mais qui devient un ami au fil des niveaux. Sans oublié la graphisme fabuleux et la musique qui donne de frissons. J’ai eu plus d’une fois les yeux humides devant mon écran.
Evidemment, la durée de vie est un peu courte mais il est très agréable à revivre d’autant plus que la tenue évolue à chaque fois que l’on fini le jeu ce qui permet de connaitre le niveau des joueurs que l’on croise.
Bref, c’est une belle journey, remplie d’émotions et d’experiences très éloignées des ressorts traditionnels du jeu video.
Gelco
17 avr, 2012, 19:55 #5Journey est évidemment un voyage poétique, qui ne touchera forcément pas tous les joueurs de la même façon. En ce sens, je comprends qu’on puisse ne pas accrocher. Mais tester un jeu nécessite un minimum objectivité. Caroline semble se baser sur ses préjugés de joueuse, et truffe l’article d’énormes contre-vérités.
Sa façon d’aborder l’aspect coopératif du titre résume tout: « vous ne pourrez pas réaliser grand chose (pour ne pas dire « rien ») à deux ». C’est faux. Tout le titre a été fait pour être joué à deux. La subtilité réside dans le fait que Jenova Chen, le game designer, n’a pas voulu forcer la coopération des joueurs. Le jeu est jouable, de A à Z, en solo. C’est au joueur de choisir d’être accompagné, à aucun moment le jeu ne décide pour lui.
Le gameplay, qualifié ici de « fade », est d’une incroyable subtilité en ce sens. Car oui, il est possible de faire des choses à deux. Caroline semble avoir complètement occulté une chose essentielle : deux joueurs, une fois à proximités l’un de l’autre, régénèrent leur énergie. Il est donc possible, lorsqu’on fait la route à deux, de progresser beaucoup plus vite, et même de voler sans limites (une fois synchronisés). En résumant les interactions possibles à un seul « chant », une onde lumineuse envoyée par chaque joueur, Jenova Chen joue avec la notion de communication, et nous force à prendre le temps d’établir un vrai lien avec notre binôme.
Le level design lui-même nous pousse d’ailleurs à nous en rapprocher : ralentis par le froid lors du dernier niveau, les deux personnages progressent bien plus vite lorsqu’ils sont blottis l’un contre l’autre.
Les visuels et la musique de Journey sont évidemment excellents, mais c’est une grave erreur de résumer le jeu à un beau tableau vaguement interactif. Pour moi, Journey réussit l’exploit de tisser un lien extrêmement fort entre le joueur et un parfait étranger. Il s’agit de l’expérience online la plus forte que j’ai eue, justement parce qu’elle est abstraite, métaphorique, et maîtrisée de bout en bout.
zohariel
17 avr, 2012, 20:40 #6Bon, je prie pour que ça sorte sur Steam ou XBLA…
seb
17 avr, 2012, 20:47 #7Dire que Journey est pauvre au niveau de la trame du jeu c’est limite. C’est au cours de ce voyage que l’on apprend la raison de notre périple. L’utilisation de fresques est très bien pensé. Et un peu comme pour certains films, c’est conseillé de refaire le jeu (avec un aussi grand plaisir) pour se rendre compte que l’histoire de se jeu est tout sauf bancale ou inexistante.
CoreGamingProject
17 avr, 2012, 22:46 #8Et contrairement a Ico et a SOTC une fois le coup de poésie fini, on peut pas revendre le jeu a un autre poète vue qu’il n’est pas en version boite.
Achat a méditer.
Bidouya
17 avr, 2012, 22:59 #9séb
17 avr, 2012, 23:46 #10À ceux qui bloquent sur le prix du jeu… Combien de merde à 70 euros ? Là on a un chef-d’Å“uvre à 13 euros. Perso j’ai pas hésité longtemps.
Caroline
18 avr, 2012, 07:52 #11@ Yome Netsan : je ne vois pas pourquoi tu dis ça, car la première phrase de ce test est « Après avoir fait ses premiers pas en 2009 avec le titre Flower »…
@ Matth : Je suis tout à fait d’accord avec toi
, c’est pour cela que la première phrase de la conclusion dit « Journey n’est pas un jeu, c’est une expérience visuelle et sonore qui pousse presque vers le spirituel »
nicolassan
18 avr, 2012, 08:35 #12Je suis un « gamer ardu » et si je ne devais garder qu’un seul jeu, je prendrais celui la, sans aucune hésitation !
C’est un voyage extraordinaire, que j’ai refait 4 fois (il y a des éléments à débloquer) et c’est si bon !!!
Tu as mentionné, à l’économie (comme ton test), Caroline, le fait de rencontrer un autre joueur, ce qui est, sans discussion possible, le coup de génie de ce voyage, vivre une aventure humaine, on sort de ce voyage ébloui.
C’est un vrai MUST HAVE.
Et Toi, Caroline, tu n’as rien compris à Journey, retourne donc abattre des bots stupides et sans âme par grappe, moi je retourne parmis les millions qui ont su vibrer sur cette merveille.
Yome NetSan
18 avr, 2012, 09:42 #13Quand vous dites « avoir fait ses premiers pas en 2009 avec le titre Flower », cela veut dire que Flower est le premier jeu développé par Thatgamecomany. Or il y en a eu deux avant, dont Flow (j’ai bien dit « Flow », pas « Flower ») sur PS3 et PSP.
Alex Jensen
18 avr, 2012, 10:01 #14Sinon très bon test, ça donne envie. j’espère juste qu’il le sortiront sur Xbox ou Steam.
Après 13 euros pour 2 heures qu’alors la plupart des jeux à 70 euros ce finissent en 6 heures, moi ça me choque pas (c’est plus 6 heures pour un jeux à 70 boules qui me choque)
Caroline
18 avr, 2012, 10:06 #15@ Yome NetSan : Ah oui effectivement ! Désolée…
Je modifie ça
Merci !
@ Nicolassan : « Et Toi, Caroline, tu n’as rien compris à Journey, retourne donc abattre des bots stupides et sans âme par grappe », restons corrects, hein
? C’est pas parce qu’on aime jouer à des gros beat’em all sans but intelligible qu’on ne sait pas apprécier un jeu concept
aussi joli que Journey.
D’ailleurs, je n’ai jamais dit que je n’avais pas aimé Journey. Sinon, je lui aurais attribué la vignette « sans plus », et là j’aurai compris ton mécontentement. Mais je ne peux pas attribuer la vignette must Have à un jeu à 13 € qui dure seulement deux heures avec une faible re-jouabilité.
bobz
18 avr, 2012, 11:05 #16Après les news poubelles, les tests poubelle, effectué à la va vite par quelqu’un d’une incompétence que je n’imaginait même pas possible.
Comment un site d’information peut laisser passer ça? Flower premier jeu? Non mais on crois rêver! Et pas d’info sur le fait que les personnes que l’ont croise sont d’autres joueurs online, sur le fait que la coopération est l’élément clef du jeu car il permet de recharger le saut.
Bref je me demande comment on peut écrire sur un jeu qu’on a pas joué, et être. incompétent à ce point
nicolassan
18 avr, 2012, 11:29 #17@ Caroline : C’est donc cela pour vous le prix du talent ? 13 euros ?
Et non, ce que je trouve mauvais dans votre test, c’est de dire que la jouabilité est simple, c’est faux, elle évolue sans cesse, pendant plus de 2h, le game play et l’ambiance évoluent sans cesse, les mécanismes changent, à aucun moment on a l’impression de refaire ce que l’on a déja fait.
Quand a cette note, c’est juste une note très moyenne pour un jeu exceptionnel, est-ce uniquement votre avis personnel ou celui de toute la rédaction ? Je suis vraiment plus d’accord avec les journalistes des autres sites, si je n’avais lu que votre test, je serais passé à côté du meilleur jeu (et je dis bien jeu) de cette année (et les ventes du psn confirment très largement mon avis)
Alors oui, ce n’est pas un game-like-… , c’est un ovni bourré de talent et de créativité, qui en plus, est sublime, à combien chiffrez-vous le talent ? 1 euro ? 2 euro ?
J’achète des jeux à 50 ou 70 euros qui n’ont pas le dixième du talent de Journey, et franchement, même à 130 euros, c’est une affaire !
Alex Jensen
18 avr, 2012, 11:57 #18Ben messieurs votre arrogance et votre intolérance font peur.
« Comment un site d’information peut laisser passer ça? Flower premier jeu? Non mais on crois rêver! » ohlala oui c’est grave vite qu’on la radie, c’est vrai que tout journaliste est parfaitement incollable sur tout les jeux sorties depuis l’histoire du jeux vidéo. Même si en effet flOw est leur premier jeu, une erreur peut arriver, c’est pas la fin du monde. A te lire on dirai que c’était une question de vie ou de mort pour toi.
Et nicolassan:
« Quand a cette note, c’est juste une note très moyenne pour un jeu exceptionnel, est-ce uniquement votre avis personnel ou celui de toute la rédaction ? Je suis vraiment plus d’accord avec les journalistes des autres sites, si je n’avais lu que votre test, je serais passé à côté du meilleur jeu (et je dis bien jeu) de cette année (et les ventes du psn confirment très largement mon avis) »
Comment se contredire en un seul paragraphe. Tu critique sont manque d’objectivité mais tu ne l’est pas toi même. Et franchement si tu te fie à des test pour acheter ou non tes jeux t’est un beau mouton mec.
nicolassan
18 avr, 2012, 12:05 #19@ Alex Jensen : Je suis d’accord avec toi pour dire qu’on doit mesurer ses propos et que de savoir si c’était le 1er ou le 3e jeux n’est pas important.
Quand à savoir si je suis objectif ? Objectivement Non !
Et bien sur que je lis les tests avant d’acheter un jeu, a moins que tu ai le temps et l’argent de tous les essayer, sachant qu’il y a peu de démo sur le psn (surtout concernant Journey) et je ne suis pas toujours d’accord avec eux, c’est le cas par exemple de ssx qui est bien noté partout et que, personnellement j’ai trouvé peu maniable…
Il y a une différence fondamentale Alex entre moi et un journaliste, c’est que mon avis ne sera pas directement lié aux ventes des jeux, ce qui permet aux studios de développer ou non de nouveaux jeux.
Alex Jensen
18 avr, 2012, 12:21 #20Ben personnellement son test m’a donné envie d’y jouer au jeu (malgré les défaut qu’il peut y avoir). Ca n’est pas comme si elle avait dit que le jeu était une bouse.
Ben après quand je lis plusieurs tests qui donne une bête de note à un Call of Duty, ça veut pas dire que je vais aimer (et j’aime pas d’ailleurs). Quand tu joue c’est tes goûts qui prime pas l’avis d’une tierce personnes qui a donné son propre avis sur ce jeu. Moi j’ai prit mon pied sur 007: Blood Stone qui n’a pas eu de super notes, pourtant j’ai pas était sur tout les articles dire « oui z’êtes fou ou quoi c’est un bête de jeu ».
Là Caroline a juste donner son avis sur le jeu, après t’aime ou pas tu peut dire que tu n’est pas d’accord mais pas dire qu’elle a mal fait son job.
bobz
18 avr, 2012, 12:28 #21Alex Jensen: Eh bien, tu fait un beau bouffon mec. Tu trouve normal de publier le test d’un jeu plus d’un mois après sa sortie et d’y écrire n’importe quoi? C’est sur qu’avec des clowns comme toi on ne pourrait pas se fier à un test pour acheter des jeux, mais il me semble qu’un site qui essaie de se faire passer pour compétant pourrait quand même se renseigner avant de pondre ce genre d’inepties. Comme quelqu’un l’a dis il suffit déjà de faire une recherche google pour avoir l’historique de l’éditeur. Il est encore plus facile de ne pas écrire sur des choses que l’on ne connais pas, mais à ce moment le test aurait fait 2 lignes, et encore…
Zaack
20 avr, 2012, 18:33 #22Bien Foutu me semble extrêmement sous-noté. Pour moi ce jeu est le plus beau jamais créé. That game company vient de propulser le jeux-vidéo bien loin au dessus des bouses commerciales post-apocalyptiques ultra-stéréotypées jusqu’au rang d’Art à part entière. Alors « Bien-foutu »…C’est bien triste de voir qu’a partir du moment où on dézingue pas du zombie à coup de lance tronçonneuses à roquette on dit que c’est gentil mais sans plus
Bref pour ceux que ça intéresse (je pense que les amateurs de TGC serront plutôt intéressés) voici une vidéo très intéressante: http://www.dailymotion.com/video/xh6e42_le-jeu-video-est-il-l-avenir-de-l-art_videogames).
Zaack
20 avr, 2012, 19:09 #23Ah je vois que certaines personnes ont déjà parlé du multi mais je voulais dire quelque chose.
Dans les jeux traditionnels, qui dit Multi dit pseudo à la KilleurWarrior55NTM, dit chat et donc lot d’insultes bien garnies à tout bout de champs, dit ordres qui volent par ci par là , et aucun jeux ne fait exception. De CoD à BF, de WOW à Starcraft II (bien que ce dernier est légèrement plus serein). Tout cela confère au multi, à mes yeux, une ambiance malsaine, désobligeante, désagréable. On s’insulte, se crache dessus, se traite de noob, … Et même en coopération le jeux n’est pas privé d’une sorte de Compétitivité. Tout cela m’a fais fuir le multi pour la plupart des JV.
Cependant dans Journey tout est différent. Le multi est réinventé. Rien que pour cela il est unique. Le compagnon n’est pas la conséquence d’une requête, il apparaît, il disparait, sans que l’on y puisse rien. On n’oublie pas la joie qui accompagne l’apparition d’une zone de l’écran qui se hale pour prévenir de l’arriver d’un ami. On ne se parle pas, on se se nomme pas, mais on est plus proche que dans n’importe quel multi. Pas de drague, pas de compétitivité, l’entraide pure et simple. Pour moi ce multi ramène les joueurs à des valeurs saines, dénuées COMPLETEMENT d’intérêt personnel On ne gagne rien à indiquer aux jeunes joueurs l’emplacement des glyphes lumineux! Et pourtant on le fait dans un esprit de générosité et d’entraide pure. Le plaisir d’aider l’autre. Pour cela ce jeux est une perle.
Et puis parler d’une durée de vie de 2h montre bien la vision traditionnelle et stéréotypée. On ne « Finit » pas ce jeux! Terminer le voyage une première fois n’est pas une fin en soit mais un début! Une première étape! « 12 euros pour une durée de vie d’1h30″… C’est bien triste… A ceux là je répond Allez acheter un CoD à 70 euros, regarder Transformers 3 et écouter du Rihana! Après tout c’est un choix…
JuLo93
26 avr, 2012, 18:07 #24Rendons justice à Caroline, qui a le droit de donner son avis, qui a le droit de commettre une petite boulette sur l’historique de Thatgamecompany. Et puis s’il y a un point où on est tous d’accord apparemment c’est que Journey est déroutant, différent, nouveau, et ça Caroline l’a bien compris
Par exemple, je dirais que le titre donne beaucoup de clés : pourquoi raisonner en durée de vie ? Journey ça veut dire Voyage, et clairement le voyage prime sur la destination ! Idem, le parti pris d’évacuer totalement la parole au profit des sons émis par les personnages et des interludes poétiques avec ces grands personnages blancs, les panneaux lumineux retraçant une sorte d’histoire, tout cela donne suffisamment de liberté pour laisser travailler notre imagination (ça aussi c’est déroutant, on est tellement habitués à suivre des scénarios millimétrés…). Pas plus tard qu’hier soir j’en discutais avec un ami qui a également acheté le jeu : nous avons passé près d’une heure à nous raconter ce que nous avions compris respectivement de l’histoire racontée par les fameux panneaux lumineux, et nous étions partis dans des compréhensions totalement différentes !
Pour résumer, je dirais que ce jeu (faute de meilleur mot) est comme un rêve éveillé, un voyage immobile et planant, un tableau qui se renouvelle à chaque vision Flower emmené encore un cran au-dessus, quoi