Même si l’annonce de ce titre est plutôt récente, The Elder Scrolls Online est en développement depuis près de 5 ans chez Zenimax Online. Voyons voir ce que ce nouvel épisode a dans le ventre…

Le creative director, Paul Sage, qui nous a fait la démonstration de ce titre, insiste sur le fait que le but était d’ajouter un vrai côté social à l’expérience de jeu Elder Scrolls. Mais pour que ce soit agréable à jouer à plusieurs et surtout de manière fluide sur tout type de machine, il a tout de même fallut faire des choix. Du coup le titre, s’il est proche d’un Elder Scrolls graphiquement, n’est pas non plus à la hauteur d’un Skyrim en terme de réalisation. De la même manière, les personnages sont plus proches d’un Star Wars : The Old Republic en terme de design. Quand aux décors, si ils sont bien sur proches de ceux de Skyrim, c’est tout de même nettement moins réaliste. Malgré tout, cela reste agréable à l’œil.

Mais ça ira pour le graphisme, parlons maintenant du gameplay.

Les événements racontées dans ce titre se déroulent 1000 ans avant ceux dépeints dans Skyrim (800 ans avant Oblivion), à une époque où la lutte pour le pouvoir impérial est grande en Tamriel. Il y a 3 factions (le Daggerfall Covenant, L’Aldmeri Dominion et l’Ebonheart Pact) qui sont en fait des alliances entre des races de l’univers de The Elder Scrolls, chacune avec leur propre zone de jeu. Au centre de la map se trouve Cyrodiil, et clairement, c’est une zone de conflit, en permanence contestée entre les différentes factions. Pour être clair, le but principal du personnage est de devenir empereur pour l’une des factions. Mais bien sur ce n’est le seul but, car vous devrez bien sur… Sauver le monde d’un grand méchant (Le prince d’Aedric semble-t-il), tout en récupérant votre âme qu’il vous a volé.

Bon je sais, c’est un peu cliché, mais bon, le plus important n’est pas là, non ?

Cyrodiil est en fait constitué de Keep, de fermes et d’autres ressources vitales. C’est la zone de PVP du titre. Les grandes batailles peuvent compter jusqu’à 200 joueurs.

En ce qui concerne le PVE, on retrouve tout ce qui peut exister dans un MMORPG de bon aloi, à savoir des donjons pour 1,5 (il faut soit un gros perso, soit rencontrer un personnage surplace car ces donjons ne sont pas instanciés) et des donjons pour raids et groupes (4/5 ou 5/10). Lorsque vous vous baladez, un peu comme dans Skyrim, vous avez des quêtes alternatives qui viendront popper sur votre carte. En ce qui concerne les combats, cela semble relativement dynamique, avec l’obligation de jongler avec vos jauges de Stamina, de vie et de Magika. Votre perso n’évoluera pas seulement en fonction de l’arbre classique, mais aussi en fonction de votre style de jeu. Toujours concernant les attaques, certaines pourront être chargées pour être plus dévastatrice ou mettre votre ennemi en pause. Votre personnage dispose aussi d’une capacité « Ultime » basé sur ce que les développeurs de chez Zenimix ont appellés la « Finesse ». La jauge se remplit si vous jouez correctement (en utilisant les bons objets/outils/capacités par exemple).

Les développeurs trouvaient que les IA dans les MMORPG ne travaillaient que rarement en groupe pour vous massacrer. Du coup, dans The Elder Scrolls Online, c’est le cas : les ennemis utiliseront de manière plus intelligente leurs différentes capacités et se soigneront de manière plus logique (sans arrêter le combat pour juste soigner quelqu’un alors que ce n’est pas logique).

Il y a pas mal de bonnes idées, mais je n’arrive pas à m’enlever de l’esprit que le titre reprend surtout des choses sur à peu près toute la concurrence. Une offre de plus dans la myriade de MMORPG (free to play ou non) me paraît être un pari risqué. Je suis aussi un peu déçu que le titre ne soit pas plus « adulte », avec une ambiance proche de celle des autres titres Elder Scrolls.