L’attente a parfois du bon. Du très bon même. Depuis son annonce en 2007, Guild Wars 2 n’en finissait plus de nous vendre du rêve. Certains parlaient d’une révolution en devenir, d’autres d’une suite prometteuse aux mécaniques de jeu travaillées. Aujourd’hui, jour de sortie du jeu, le résultat est sans appel : Guild Wars 2 est un très grand MMORPG. Pour vous faire profiter au mieux de notre expérience du jeu, nous avons scindé notre test en deux parties. Vous découvrirez aujourd’hui le PvE (ou joueurs contre environnement) du titre d’ArenaNet. Mais que les plus pressés se rassurent : notre verdict en fin d’article concerne déjà l’ensemble du jeu.

Nous vous en parlions hier, Guild Wars 2 a ouvert ses serveurs ce week-end dans un accès anticipé réservé à certains acheteurs. Les problèmes de connexion ont perturbé les premières heures de jeu, et à l’heure actuelle il y a encore de nombreuses choses à rectifier pour ArenaNet, qui a préféré bloquer certaines fonctionnalités le temps de corriger les bugs. Prenez ces quelques mots qui vont suivre pour un ressenti à chaud, après deux jours plongés dans la Tyrie. Je n’ai évidemment pas pu atteindre encore le niveau maximal (même si d’autres l’ont fait !) et beaucoup d’élements du jeu doivent être étudiées plus en profondeur. Ce que je peux déjà vous promettre, en revanche, c’est que Guild Wars 2 propose un contenu hallucinant de richesses pour un titre qui vient tout juste de sortir.

Écrire son Histoire

Tout est déstabilisant dans Guild Wars 2 pour qui a joué au premier. Cette fois-ci, la carte n’est plus autant instanciée, et l’on se ballade aux côtés de nombreux autres joueurs. Plus de mercenaires ni de groupes, dorénavant la coopération est totalement ouverte. Cette nouvelle orientation qu’ArenaNet a donné à sa série prend tout son sens lorsque se déclenchent les tant attendus événements. Il s’agit de quêtes ouvertes, qui peuvent se déclencher à n’importe quel moment, et auxquelles chaque joueur qui passait par là peut choisir de participer. Ce qui s’annonçait excitant, c’est qu’elles devaient modifier tant l’histoire que la géographie du coin. Jusqu’ici pourtant, on n’en ressent pas clairement les effets, et les événements ont tendance à se répéter aux mêmes endroits. On repassera donc pour les bouleversements majeurs qui changent l’univers. Pourtant, quel pied que de participer à ces grandes batailles au milieu d’une plaine, de repousser des vagues de monstres ou de plonger dans les eaux profondes de la Tyrie pour y traquer un requin géant. Parce que oui, il est possible de nager et de respirer sous l’eau dans Guild Wars 2. Encore une nouvelle preuve de la profondeur du gameplay du jeu.

L’incroyable direction artistique de Guild Wars II donne vie aux lieux les plus fantastiques.

Le cheminement classique, quête principale et quêtes secondaires, que l’on connait dans tous les jeux de rôle est bouleversé ici par ces fameux événements. D’ailleurs, il n’y a plus de quêtes à proprement parler ; la progression dans le jeu se fait à travers une histoire principale propre à chaque héros. Elle nous emmène dans des instances d’un bout à l’autre de la carte. On n’accepte pas vraiment de missions puisque l’on est amené à faire des choix dichotomiques, qui ont de petites conséquences sur notre histoire personnelle. Ce nouveau schéma d’avancement est une réussite car il permet une totale liberté de jeu : on ne s’ennuie jamais dans Guild Wars 2 car le monde est en perpétuel mouvement.

Un des nombreux événements : sauver un nid d’attaques successives

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