Vous l’avez appris ce matin, un ultime épisode de la saga Final Fantasy XIII permettra dès 2013 de conclure l’histoire de Lightning.
Cette occasion de réjouissance pour les fans de la série est aussi pour nous autres observateurs le moment idéal pour nous interroger sur ce qui rend les spin-off de Square Enix si nombreux et populaires.

Après réflexion, voici ce qui nous semble être la recette miracle de Square Enix pour faire un spin-off efficace.

- Prenez un personnage mystérieusement populaire, à la personnalité « taciturne » et gonflez à bloc tous les pouvoirs qu’il a débloqué à la fin du premier épisode. Lighting devient donc une déesse grosbill, mais cette fois sa garde-robe aussi sera customisable.
- Déplacez l’intrigue dans un nouveau lieu, dont le nom à coucher dehors laisse à penser qu’il s’agit d’une énième dimension parallèle qui n’altérera pas trop le cours des événements de la saga principale. On ne sait jamais. Même si c’est l’ultime aventure de Lightining il lui reste une tripotée de potes plus ou moins charismatiques qui seraient ravis de faire les seconds couteaux dans un Dissidia. Ici, c’est Navus Partus.
- Passez le gameplay à la moulinette innovante et souvent bien trop enthousiaste de l’action-RPG. Les combats de Lightning Returns Final Fantasy XIII feraient la part belle à la réactivité des joueurs : si Square Enix ne veut pas parler d’un jeu d’action, il semblerait bien qu’il faille appuyer sur le bon bouton au bon moment pour activer la bonne action. QTE, anyone ?
- Rehaussez avec une petite feature piquante : le compte à rebours avant la fin du monde bien stressant qui rappelle au joueur émotif que, oui, c’est la fin des haricots.
- Ajoutez la petite touche tendance du moment : la « dimension sociale de l’expérience vidéoludique » est au jeu vidéo ce que la nage (d’huître, d’écrevisse, de ce que vous voulez) à Masterchef. Donc community-friendly ce nouveau jeu sera.

Mélangez le tout et présentez lors d’un événement dédié, ici les 25 ans de la franchise Final Fantasy, devant un public déjà acquis. Des fans, donc. Faites un peu patienter la presse et monter la sauce alors que les articles spéculatifs se multiplient sur le net. Enfin, il sera temps de révéler un premier trailer tout en envolées lyriques, pluggins after effect et sloggans emo/alarmistes.

Vous tenez la recette du succès.

Il manque un ingrédient ? N’hésitez pas à nous le préciser dans les commentaires, nous nous ferons un plaisir de mettre cette recette à jour.