Il l’avait dit pourtant. Il avait promis. Juré, craché. Jamais plus on ne le reprendrait à créer un nouveau Metal Gear Solid, il ne ferait qu’assister les équipes. Mais il a craqué. Hideo Kojima est un homme faible. Ou un très bon communiquant. Le fait est que l’on pensait la saga terminée en 2008 sur cette fin qui a fait débat de Metal Gear Solid 4, et pourtant Metal Gear Solid : Ground Zeroes a été annoncé en début de semaine par Hideo Kojima lui-même. Pire, ce jeu serait finalement une grosse introduction à Metal Gear Solid 5. Un comble. Hideo Kojima est dans le fond un homme de valeurs et de croyances, qui va au bout de ses déclarations. Non je rigole.


Qu’il est irritant cet Hideo Kojima. Jamais sûr de rien, toujours dans le mystérieux et qui vend du rêve par paquet de mille. J’en veux pour preuve son Twitter : lorsqu’il ne met pas en ligne une photo de son biceps il écrit l’air de rien des phrases qui n’ont aucun sens. Ou alors une image floue sans intérêt qui est censée nous mettre sur la voie de la découverte. Contrairement à une personnalité comme Peter Molyneux, Hideo Kojima ne promet pas monts et merveilles, des révolutions fumeuses qui n’arrivent jamais. Non, lui est plutôt du genre à ne pas respecter ses engagements, à tout le temps revenir sur ses décisions. En fin de compte, il arrive même à contenter la plupart de ses fans. Et il est érigé comme une voix de la sagesse. Alors certes, son curriculum vitae parle pour lui, et il s’est installé confortablement au panthéon du jeu vidéo. Mais la ligne jaune n’a-t-elle pas été franchie ? Hors, Metal Gear Solid, Kojima a aussi promis un Zone of the Enders 3 aux joueurs, ainsi qu’un inconnu Projet Ogre qui n’est que rumeurs et spéculations. Plus qu’un créateur, Hideo Kojima est une usine à rêves, que l’on peut qu’en de très rares occasions critiquer, protégé par une aura puissante aussi bien de la part des joueurs que par les médias. Dans le fond, ne souhaitons nous tous pas qu’il stoppe Metal Gear, qu’il lâche ses projets vieux de plus de dix ans et qu’il nous promette une vraie nouvelle licence pleine d’ambition ?

Le personnage agace et dérange. On se demande encore si le créateur a du talent dans le jeu vidéo, et si sa carrière de cinéaste ratée peut encore se relancer. Alors on aimerait qu’il arrête de jouer la carte du brun ténébreux parce que ça a tendance à nous agacer. Pas vous ?