Suite aux réactions des fans, les développeurs de PlatinumGames tentent de limiter les dégâts auprès des joueurs.


Après une sortie fracassante en 2010 sur Xbox 360 et PS3, nombreux étaient les fans qui attendaient une suite. D’abord pressentie sous forme de spin-off, les espoirs s’étaient fait de plus en plus ténus malgré le caméo de la sorcière sexy dans Anarchy Reigns des mêmes développeurs.

La semaine dernière, la suite que l’on n’espérait plus a été annoncée en exclusivité sur Wii U pour mars 2013, provoquant la surprise et rapidement la déception des amateurs de beat’em all. Les raisons de l’incompréhension ? Le premier jeu s’adressait avant tout aux joueurs aguerris, à priori pas le cœur de cible de Nintendo, et surtout Sega n’était plus éditeur, ce qui laisse peu d’espoir sur une sortie multi-plateformes plus tardive. Quant à la colère des fans, elle est à la hauteur de leur attente depuis plus de deux ans: immense.

La déclaration de Tatsuya Minami, PDG de PlatinumGames, n’a fait qu’ajouter de l’huile sur le feu.

Le marché des consoles de salon est en pleine mutation, et mettre en place une nouvelle franchise demande beaucoup temps, de volonté et d’amour. Bayonetta est une marque que nous voulons voir grandir afin de rencontrer un public de plus en plus large, et il nous est apparu que la meilleure manière d’atteindre ce but était un partenariat avec Nintendo.

En effet, nombreux sont ceux qui voient dans ces paroles un aveu à peine déguisé de la fragilité de Sega, en difficulté financière depuis plusieurs mois. Nintendo cherchant à attirer un public plus gamer sur sa prochaine console, l’éditeur a probablement sorti le chéquier pour s’assurer une visibilité maximum grâce à cette exclusivité alléchante.

La grande inconnue reste ce que Nintendo attend vraiment de ce partenariat: l’échec de Madworld avait montré que le public de la Wii n’était pas friand de jeux hardcore, et les fans du premier Bayonetta semblent peu disposé à acheter la Wii U pour une simple suite…