Le roi est mort, vive le roi ! Depuis l’ère haute-définition, c’est tous les ans la même rengaine. L’ancien souverain de la planète football laisse place à son digne héritier, sans que l’on ne soit jamais déçu jusque là. Et comme tous les douze mois, on se repose éternellement la question : est-il vraiment meilleur que le précédent ? La réponse est lassante, mais oui, ce FIFA 13 est assurément la meilleure simulation de football que l’on ait connu. Jamais un titre du genre n’a atteint ce niveau de réalisme et ce sentiment de construction de jeu. Bluffant.


La recette fonctionne toujours : améliorer par petite touche un gameplay qui fait des miracles. De FIFA 12 à FIFA 13, il n’y a qu’un pas de nain. Mais quel nain ! Celui qui n’a pas dosé la précédente version n’émettra aucune joie à s’essayer à ce FIFA 13. Visuellement, l’apport est inexistant et manettes en main il faut avoir dépasser le stade de la soirée entre amis pour comprendre toute l’étendue des possibilités nouvelles du jeu. Parce qu’avant tout, si EA Vancouver est tant remercié pour sa reprise en main de la série FIFA c’est parce que chaque année ils bousculent les joueurs. Vous pensiez avoir maitrisé les dribbles après des mois d’entrainement intensifs ? Oubliez les gestes appris par cœur, ils ne vous servent plus. Le classique enroulé du pied, excentré à l’entrée de la surface était votre botte secrète ? Dites lui adieu dès maintenant, puisque même Messi trouve difficilement le cadre.

De manière générale, FIFA 13 est devenu bien plus dur. Plus qu’il n’y paraît. Un reproche émis par les novices et un Saint Graal évoqué pour les initiés ; la fracture, c’est maintenant ! Dorénavant, les joueurs ont sérieusement pris du poids, finies les folles courses de 80 mètres à mettre dans le vent toute une défense grâce à la puissance des jambes de Ronaldo, le coup de rein de Pato ou le troisième poumon de Lavezzi. Si une possibilité de contre-attaque s’offre à vous, préférez l’option collective à l’exploit personnel. Un règle que je vous conseille d’ailleurs d’appliquer à toutes les situations. La tendance est à la construction : une défense qui prend l’avantage physique sur les attaquants, des milieux qui lancent leurs buteurs et des dribbles courts. En effet, si vous ne maitrisez pas correctement votre ballon n’espérez pas sortir victorieux de votre match. Le réalisme est de tous les instants. Sauf dans les tirs. On quitte une facilité pour une autre ; les tirs enroulés laissent place aux frappes fortes de 40 mètres cadrées dans presque tous les cas. Ce qui finit souvent en but puisque le gardien ne capte que trop peu la balle et que nos attaquants suivent très bien l’action. Et on ne va certainement pas leur reprocher.

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