Revenu du fond des âges vidéoludiques (oui, 1995 c’est loin) pour la plus grande crainte des vieux gamers, XCOM : Enemy Unknown pourrait bien créer la surprise lors de son arrivée sur notre planète. Si vous n’y prenez pas garde, sur Terre on pourrait bien vous entendre… pleurer.

Les petits gris, fidèles au poste

Il existe deux possibilités : Soit nous sommes seuls dans l’Univers, soit nous ne le sommes pas. Les deux sont terrifiantes.


XCOM
est à l’image de la citation d’Arthur C. Clarke qui ouvre le jeu : d’une précision brutale. Propulsé sans la moindre information à la rescousse d’un civil ayant réussi à échapper aux extra-terrestres qui tentent d’envahir notre planète, je comprends vite que le jeu ne me laissera pas le droit à l’erreur. Chacun des quatre membres de mon escouade peut effectuer deux actions durant son tour. S’il est aisé de sprinter sans me mettre à couvert au début de la mission, l’arrivée d’un alien à l’apparence humaine me rend soudainement plus prudent.

J’avance à couvert derrière une fontaine avec mon premier soldat, mais mon angle de vue ne me permet pas de tirer sur l’ennemi. Mon second déplacement me permettrait d’avoir une ligne de vue dégagée, mais je serais alors à moitié à découvert et mon quota d’action épuisé me laisserait trop vulnérable. Je décide d’utiliser un second soldat afin de contourner l’humanoïde qui me fait face avant de lui envoyer une rafale.

Je fais mouche, mais mes statistiques ne me permettent pas d’effectuer un coup critique. Mes deux autres soldats se sont déjà déplacés, c’est donc la fin de mon tour… et celui de l’ennemi. L’étrange créature se déplace brusquement et crache un jet d’acide au visage du soldat qui l’a blessée. Le voilà empoisonné. Pris de folie, il se met à tirer sur un autre membre de mon escouade !

Là, je suis mort

Le sauvetage du civil m’aura finalement coûté deux hommes. Le principal atout d’XCOM est que VOUS êtes responsable de tout ce qui arrive à vos hommes. S’ils survivent aux missions sur lesquelles vous les envoyez, ils monteront en grade et obtiendront de nouvelles aptitudes, mais même un général de brigade armée d’un lance-roquette peut se voir éliminé d’un tir alien bien placé.

A vous de les équiper avant de partir en mission et de les diriger sur le terrain : allez-vous améliorer votre visée avec cette sémillante lunette ou bien conserver votre pack de grenades ? Est-ce le moment de recharger ou bien vaut-il mieux vous mettre en embuscade afin de tirer sur le premier ennemi qui passera dans votre ligne de mire ?

Ces questions sont d’autant plus importantes que la nature des ennemis vous est inconnue au début de chaque mission, et que le premier contact avec un adversaire dont vous ne connaissez pas les capacités peut s’avérer très douloureux. Une fois de retour à votre base, un mémorial se chargera de vous rappeler le nombre de morts que vous aurez sacrifié à la défense de la Terre.

Jusqu’ici, tout va bien.

Mais il ne s’agit là que de choix à petite échelle. Comment vous donner la sensation de défendre la Terre sans vous mettre face à vos responsabilités planétaires ? Diverses nations réclameront votre soutien, et vous risquez de perdre celles que vous tardez à aider. Si Shangai se montre riche en scientifiques et vous permet d’accélérer vos recherches biologiques, Washington vous fournit plus d’argent pour l’équipement de vos soldats. Le choix est dur, mais nécessaire.

Du sang, de la peine, des larmes et de la sueur : voilà ce qui vous attend si vous comptez remporter la guerre dans XCOM. Mais la victoire en vaut la peine.

XCOM : Enemy Unknown sortira sur PC, Playstation 3 et Xbox 360 le 12 octobre.