Développé par les studios français Cyanide et Spiders, Of Orcs and Men joue à fond la carte du buddy movie américain. Appliqué au jeu vidéo, ça donne une réalisation pas toujours au top mais un duo qui fonctionne à merveille. Ici, tout repose sur l’association contre nature d’un grand orc belliqueux et d’un fourbe gobelin. Savoureux, on vous dit.

Styx et Arkaïl ont un style radicalement opposé

La première chose qui frappe, dans Of Orcs and Men, c’est l’univers. Sombre, violent et surtout destiné aux adultes, il résulte d’un melting pot intéressant de différentes inspirations : Stan Nicholls (Orcs), Andrzej Sapkowski (La saga du Sorceleur) ou encore George R. R. Martin (Le Trône de Fer). La tension, palpable, entre les Humains (les grands méchants du jeu) et les Orcs, conduit à un conflit qui dure depuis dix ans. Pour tenter de mettre fin à cette boucherie, les Orcs chargent Arkaïl (le fruit de l’accouplement sauvage d’Hulk et de Shrek), dit le Boucher, d’assassiner l’empereur des Humains. Une mission suicide qui va à merveille à ce personnage gigantesque, sur les magistrales épaules de qui les regards et les préjugés des autres espèces pèsent lourd.

Arkaïl rencontre Styx, le passeur gobelin chargé de l’aider à franchir le « Mur » qui sépare le monde civilisé du reste. Les deux créatures ne se supportent pas, mais se voient obligées de coopérer. La verve de Styx n’a d’égale que sa fourberie, et chacune de ses répliques fait mouche, entre irrévérence et subtilité. En revanche, Arkaïl se voit moins gâté en matière d’écriture : ses réflexions déçoivent par leur platitude et le manque d’implication de son doubleur. On sent pourtant que les développeurs ont souhaité en faire un personnage complexe et intéressant. La VF souffre de manière générale de l’inégalité des prestations de ses acteurs.

Les dialogues sont savoureux, et irrévérencieux

Of Orcs and Men, le buddy game – page 1
Of Orcs and Men, le buddy game – page 2
Of Orcs and Men, le buddy game – page 3