La capitale de l’Italie accueille depuis peu Vigamus, un musée d’un genre un peu particulier.

Si la France se limite à des expositions temporaires au Grand Palais, l’Italie dispose désormais d’un musée dédié à ce que certains nomment le dixième art. Avec plus de 1600 visiteurs au cours du premier week-end d’ouverture, Vigamus s’annonce comme un franc succès.
D’après son directeur Marco Accordi, ancien journaliste spécialisé dans le jeu vidéo, cela résulte d’un besoin des joueurs.

Nous avons du mal à reconnaître la valeur culturelle et artistique des jeux vidéos en Italie. C’est une industrie qui n’est pas bien implantée dans notre pays. Nous avons un marché important, mais les gens considèrent les jeux vidéos comme des jouets : une chose qu’on achète, qu’on vend et pour laquelle on fait de la pub, mais pas comme une industrie créative.
Nous voulons élargir l’aperçu des joueurs et des non-joueurs vis-à-vis des jeux. Pour nous, il s’agit de « travaux multimédia interactifs », et le terme « jeu » prête à confusion de nos jours. Les gens doivent comprendre qu’il y a des artistes et des auteurs possédant une vision dans ce milieu.

Un besoin de reconnaissance qui semble légitime de la part de l’industrie culturelle générant le plus de revenus. Après l’ouverture du Centre National du Jeu ce mois-ci, à quand un Centre National du Jeu Vidéo ?