“Le bon assassin, il voit un truc qui bouge, bon il tire, mais c’est un bon assassin”

Mais la découverte du Nouveau Monde ça va un temps, ce qu’on veut, c’est trancher des gorges. Trancher des gorges et profiter des villes. Les développeurs l’ont bien compris et de ce côté là tout est de retour : plumes, missions annexes, alliés à aider.

Et si la trilogie d’Ezio jouait la carte du promoteur immobilier, Assassin’s Creed III nous met dans la peau plus modeste du chaperon de domaine. Héritant d’une bicoque qui tombe en ruine, Connor doit aménager son terrain, construire tout autour un espace suffisamment varié pour y accueillir menuisier, bûcheron et autre métier de main d’oeuvre. Et troquer un peu tout ce qu’on trouve – bois, viande, peaux, dents de castor – pour contribuer ainsi à l’effort de construction d’une nation.

Car à deux pas, la nature s’offre à nos talents de chasseur, clin d’oeil évident à Red Dead Redemption. On prend plaisir à dépecer tous les animaux du bois de Quat’Sous, des lièvres aux biches en passant par les ours et les pumas féroces. La classe : tuer plus pour gagner plus. Côté baston, Connor n’oublie pas qu’un bon assassin est un assassin qui égorge avec style grâce à un équipement varié. Aux grands classiques des doubles lames et du pistolet (qui n’est plus caché) s’ajoute un tomahawk et un arc, clin d’oeil direct au crew des amérindiens. Des pièges pour coincer des petits animaux et des dagues à corde pour pendre au bras des soldats, Connor met tout le monde d’accord.

Surtout, on abandonne la machine à voler pour quelque chose d’un poil plus “badass” : le navire de guerre, mon coup de coeur. À la fois à la barre de votre vaisseau et au commandement de votre équipage vous pourrez (quand les missions le permettent) vous adonner à des batailles navales très réussies où il faudra gérer un peu tout à la fois.

Du nombre de voiles à déployer au sens du vent pour bien s’orienter, tout en tabassant des corsaires anglais à coups de slaves de canons. Très, très bon. De ce côté là, Ubisoft a peaufiné comme il faut le passage du flambeau. Du changement plus que bienvenu d’époque, à nos joyeuses phases de grimpette, de synchronisation, capuchon et désir de vengeance intacts. Comme la toute toute première fois, avec quelques petites nouveautés bien senties.

Les batailles navales envoient de grosses sensations

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