Introduire un nouveau MMO sur le marché est toujours compliqué : entre les références Free2Play et le mastodonte World of Warcraft qui occupe toujours le devant de la scène, difficile de trouver sa place. C’est pourtant le pari qu’a fait Perfect World en dévoilant Neverwinter, un MMO gratuit qui tire sa force de la licence qu’il exploite : Donjon & Dragons.

Le jeu mélange hack’n’slash et MMO

3,2,1, ACTION !

Comme son nom l’indique, Neverwinter se passe aux alentours de la ville éponyme, située dans les Royaumes Oubliés, . Pour cette première approche, nous avons eu le droit de tâter à un donjon, afin de comprendre sous quel angle est abordée l’action dans le jeu. Nous avons donc participé à un assaut sur un château occupé par des brigands afin de les remettre à leur place.
Le premier constat est clair : le jeu est très orienté action ! Neverwinter cherche en effet à se démarquer des autres softs en excluant la barre de sort classique et les skills (compétences) multiples. Vous gérez d’ailleurs votre champ de vision avec votre souris, chose rare dans un MMO.

Nous disposons donc de quelques compétences choisies dans notre grimoire, utilisables via trois touches et les boutons de la souris. Le résultat donne un jeu très nerveux, flirtant avec le hack’n’slash. Vous cliquez, votre perso frappe. Vous appuyez sur E, il déclenche un sort qui facilite le combat.
Le voleur, classe très nerveuse, vous imposera ainsi de jouer avec votre placement et de varier les compétences utilisées. Une pression sur une touche et vous voilà en train de faire une roulade tout en donnant un coup de pied à votre adversaire. Bien évidemment, aucune frappe automatique n’est présente dans le jeu, vous imposant de tout faire « à la main ».

Le mage n’est pas une classe molle à jouer

Le mage se montre plus classique, vous obligeant à rester à distance pour balancer vos boules de feu en cliquant sur l’adversaire après l’avoir visé à la souris. Les différents skills vous donnent quant à eux la possibilité de placer des sorts au sol pour piéger les ennemis. Une boule de magma bien placée peut ainsi faire de gros dégâts.

Au pied de mon arbreuuuuh…

Les compétences se gèrent via un arbre de talent assez classique mais qui paraît pour l’instant peu fourni. Perfect World nous promet tout de même une variété de templates assez large basées sur l’édition 4.0 du jeu de rôle, licence D&D oblige.
Quant aux graphismes, ils sont tout simplement bluffants. Perfect World a décidé de développer son propre moteur et on ne peut que féliciter les développeurs au vu du résultat. Avec ces faux airs d’Aion, Neverwinter nous promet des Royaumes Oubliés sublimes, avec des effets de lumières en temps réel impressionnantes. Reste à savoir si la qualité suivra dans les villes et si la fluidité n’en pâtira pas trop lors des sessions PvP.

Les barres de compétences sont réduites

Transformer l’essai

Le premier contact avec Neverwinter se montre donc engageant. Très orienté action pour se démarquer de la concurrence, le bébé de Perfect World peut aisément séduire les fans de l’univers D&D. On nous promet un aspect Free to play assez discret excluant le pay to win, ce qui reste à vérifier sur une version ultérieure du jeu. Ce détail mis à part, Neverwinter a tout pour devenir un grand jeu, et il ne lui reste maintenant qu’à confirmer ses débuts dans sa version finale.