Une seule question nous taraudait au moment de jouer à God of War Ascension : la célèbre licence pouvait-elle encore nous impressionner ? La réponse est non.

Du moins, ça n’a pas été le cas sur cette première session de jeu, où nous avons éviscéré du monstre en solo uniquement. Il n’est pas question de dire que GOW Ascension soit mauvais, c’est seulement qu’il ne nous impressionne plus. La grandeur hallucinante des ennemis, bien souvent capables de détruire le décor en un seul coup de poing ; les imposantes et charismatiques figures mythologiques ; la grâce chorégraphique de Kratos quand il se bat… autant d’éléments que l’on retrouve, mais c’est comme si l’ensemble avait perdu de sa brillance, de son éclat. Un peu comme une fleur qu’on aurait laissée trop longtemps sans eau, GOW a perdu de sa superbe.

Ascension prend place à une époque qui précède les Titans, au temps des « primordiaux », les tout premiers êtres à l’origine de la Terre. Ceux-là ont donné naissance aux Érinyes, trois gonzesses dont on dit qu’elles sont les gardiennes de l’honneur, les fléaux des traîtres ! Le jeu débute sur Egéon enchaîné. L’hécatonchire (« qui a cent mains »), est puni par les Érinyes pour avoir trahi Zeus. Kratos, parachuté au milieu de cette histoire très SM et enchaîné à son tour, entre dans une colère toute légitime. Et se lance à la poursuite de ses tourmenteuses. L’action se déroule dans un monastère ; une balade pas vraiment champêtre où il devra rapidement se coltiner un paquet de monstres (peu variés).

God of War Ascension

La prise en main est immédiate : Kratos danse, sautille, fouette, décapite, tranche, assomme, plonge ses Lames du Chaos dans tout ce qui ressemble de près ou de loin à un être vivant. Mais après ? Après, Ascension manque de punch : les QTE sont mollassons, le level design étriqué est un peu oppressant, et les monstres ne nous intimident pas plus que ça. La puissance des premiers épisodes, c’était justement de nous faire sentir tout petit face à des éléments déchainés, et en même temps, de nous donner la possibilité – et l’espoir – de vaincre n’importe quelle menace, fut-elle de trois écrans de hauteur. Ce n’est plus vraiment la sensation qui prévaut aujourd’hui. On pourra toujours nous dire que ces premiers moments servaient de « didacticiel », que ce sera une montée en puissance progressive, que les combats les plus incroyables sont à venir et que les décors les plus théâtraux sont à découvrir. Oui, on pourra. Mais nous, on attendra de le voir avant d’y croire. Le jeu est prévu pour le 3 mars.