Comme Blizzard, l’éditeur Take-Two part du principe qu’une bonne suite prend beaucoup de temps, et que multiplier les épisodes, de GTA par exemple, sape, à terme, la valeur d’une série.

Il y a deux écoles chez les éditeurs : ceux qui vous disent qu’ils ont énormément de matière et qu’ils peuvent sortir des nouveaux opus pour leur série fétiche tous les deux ans (Ubisoft, avec Assassin’s Creed, ou Electronic Arts avec Dead Space ou Crysis), et ceux pour qui estiment qu’on doit choyer les licences pendant de nombreuses années et prendre le temps de penser et de trouver des nouvelles idées pour opérer de vraies évolutions. Bien entendu, ces philosophies sont aussi dictées par des contraintes économiques ; Blizzard et Take-Two n’ont, à chaque fois, pas le droit à l’échec après des développements si longs. Ce sont en outre des très gros studios, qui peuvent se permettre de prendre le temps.

Souvent, des gens nous demandent pourquoi nous ne sortons pas un GTA tous les deux ans. Mais pour nous, cela n’aurait pas de sens, parce que GTA, chaque fois qu’il en sort un, c’est une vraie nouvelle expérience. Et cette nouvelle expérience, vous ne pouvez pas la développer en deux ans. Et si nous faisions ça, notre produit perdrait en qualité, et in fine, la valeur de la série se dégraderait. Karl Slatoff, Chief Operating Officer de Take-Two.

Force est de constater en tout cas, que les deux studios américains ont pour le moment toujours su tirer le meilleur de leurs longues années de travail. Les ventes de leurs jeux respectifs ont en effet toujours été au rendez-vous (GTA IV, c’est 25 millions de copies vendues dans le monde). Et quand on voit l’accueil reçu, pour ne citer qu’eux, qui a été fait aux médiocres Dead Space 3 et Crysis 3, on se dit que Blizzard et Take-Two sont dans le vrai…

Le prochain épisode de la série, Grand Theft Auto V, sortira en septembre sur PS3, Xbox 360 et PC. Et nul doute qu’il fera un carton.

GTA V

Source

Une erreur dans l'article ? Proposez-nous une correction