Après un God of War III tonitruant, le studio Sony Santa Monica remet le couvert avec God of War : Ascension. Dans cette préquelle qui remonte aux sources de l’histoire du spartiate, Kratos, en bisbille avec Arès, doit en découdre avec les Érinyes.

S’il est une licence exclusive PlayStation culte, c’est bien celle de God of War. Mettant en scène les tribulations épiques du spartiate Kratos, elle a su graver ses lettres de noblesse au fil des différents opus. God of War III restera ainsi à jamais inscrit au Panthéon des beat’em all mythiques. Tachons de savoir aujourd’hui si GoW Ascension est fait du même métal que ses ainés.

Fidèle serviteur d’Arès, Kratos a rompu son pacte. C’est ce péché originel qui va à la fois lui attirer les foudres des Érinyes et lui permettre l’Ascension vers son statut de guerrier tel qu’on le connait dans la suite de la franchise. Les Érinyes ou « déesses infernales » sont les gardiennes de l’honneur et grandes pourvoyeuses de châtiments. Pour ces sœurs qui sont nées de la fureur et de la violence, la mort est trop belle pour quiconque trahira les Dieux de l’Olympe. Kratos est aussi de ceux qui ont trahi un Dieu de l’Olympe.

Le guerrier spartiate a rompu son pacte avec Arès, fils de Zeus et Dieu de la Guerre. Sous sa coupe, Kratos a multiplié les campagnes militaires et dans sa folie meurtrière, il tue toutes les personnes présentes dans un temple dédié à Athéna. Mais, il ne tarde pas à réaliser qu’il a assassiné sa propre femme et sa fille, piégé qu’il a été par Arès. Les Érinyes se sont donc chargées de le capturer afin de le torturer pour l’éternité…

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Les développeurs du Studio Sony Santa Monica ont repris les ingrédients qui ont fait le succès des God of War. La mise en scène est ainsi un des éléments clef du spectacle ; le gameplay parfaitement huilé est l’autre aspect vedette de la franchise. La caméra fixe permet de nous offrir une nouvelle fois un jeu bourré d’effets visuels (vue à travers la glace dans les cavernes de glace, jeux de lumière…).

Divers ajustements sont en sus venus parfaire le gameplay. Ainsi, les Lames du Chaos accueillent quatre éléments activables grâce aux quatre boutons de la croix directionnelle. Le feu, la glace, la foudre et les âmes modifieront quelque peu les effets portés par vos Lames. La foudre permet par exemple d’électrocuter vos ennemis. Suivant l’élément sélectionné, les coups rapporteront des orbes de différentes couleurs (l’éclair de Zeus rapporte des orbes bleus tandis que la glace de Poséidon apporte des orbes rouges).

Sachez par ailleurs que les Lames du Chaos pourront céder un moment leur place à d’autres armes telles qu’un javelot, un bouclier et une masse (même si bizarrement, seules les Lames peuvent être améliorées). Les QTE plus classiques restent toutefois bien présents dans certaines scènes. Seules quelques ombres viennent ternir le tableau. Par exemple, certains combats semblent durer avec des monstres qui reprennent de la graine après que vous les ayez mutilés par exemple, en sachant qu’il n’y a pas de sauvegarde automatique entre les différentes phases. Le problème trouve son point d’orgue avec le défi d’Archimède qui précède le final pour lequel un patch a été annoncé (afin de baisser le niveau de difficulté).

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Indissociables de la franchise, les énigmes à résoudre sont ici mises à nouveau en avant. Faciles au départ, elles gagneront en complexité et en intérêt au fil du jeu, notamment grâce à l’introduction de l’amulette d’Uroborus ; cet élément permet à Kratos de restaurer ou bien de détruire des éléments du décor qui apparaissent en vert. Le guerrier gagnera également le don d’ubiquité avec la Pierre du Serment d’Orkos. Ce pouvoir permet alors d’effectuer une action que le double du guerrier est occupé à maintenir enclenché un mécanisme.

Si vous en voulez encore, sachez qu’Ascension hérite d’un mode multijoueur en ligne, une première dans la franchise. Vous n’incarnez pas le guerrier Kratos mais un gladiateur, qui devra combattre sous la bannière d’un Dieu de l’Olympe (Zeus, Arès, Hadès ou Poséidon). On retrouve logiquement les classiques modes capture de drapeaux et Deathmatch mais également un mode nommé Faveur des Dieux. Si ce dernier mode semble basique, il se révèle très attrayant et plaisant. La recette est simple : des arènes fermées qui opposent 2 ou 4 joueurs à 2 ou 4 autres. On aurait aimé plus que quatre cartes, mais avouons que, tout ça fonctionne pas mal du tout pour une première.

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7

/10

Note JDG

Costaud !

La licence adulée par de nombreux joueurs sur PlayStation peut s’enorgueillir d’un nouvel opus bien senti. Kratos conserve sa puissance brute et fera déverser les hectolitres de sang dans des combats toujours aussi enivrants. On retrouve le plaisir propre à la franchise qui procure ce sentiment de toute-puissance. God of War Ascension écrit l’histoire de Kratos, une page essentielle du personnage qui l’a amené à se venger en affrontant les dieux de l’Olympe. La copie est propre, très propre.

PS : Pour des raisons techniques, notre test est illustré par des captures d’écran éditeur.