Sorti un peu de nulle part à la conférence d’Ubisoft, For Honor est une nouvelle licence développée par Ubisoft Montréal, le studio touche-à-tout de l’éditeur français. Les nouveaux univers chez les gros éditeurs étant tellement rares de nos jours, que ça méritait bien qu’on s’y intéresse.

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Pour résumer grossièrement, il s’agit d’une sorte de version médiévale du mode multi d’un FPS. On joue en équipe de quatre joueurs, confiné dans une arène où l’objectif consiste à prendre des points en s’assurant le contrôle d’une des trois zones délimitées. Ici, il s’agit simplement de rester dans le coin pour peu que la zone soit débarrassée de ses ennemis (vivants). La question est ensuite de savoir si on va chercher des points dans les autres zones ou si on reste sur celui-là pour tenter d’empêcher l’ennemi de venir prendre le point à son tour.

Mais toute l’essence du jeu réside dans le maniement de son combattant, qui pour le coup a une relative proximité avec Dark Souls de par sa lourdeur. Le principe repose sur l’utilisation des deux sticks : l’un pour se déplacer, évidemment, et l’autre pour définir la position de son épée. Dans une volonté de combat réaliste et – oh miracle – ne reposant pas sur l’utilisation beaucoup trop courante d’actions contextuelles, il s’agit de donner des coups d’épées en visant bien pour frapper là où son adversaire n’a pas lui-même sa propre épée positionnée (auquel cas il pourra exécuter une parade).

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Le résultat est à vrai dire très efficace puisque cela propose un combat réussi à l’arme blanche contre des joueurs réels, ce qui n’est finalement pas très courant. En conséquence, et à la différence de l’écrasante majorité des jeux solo où on combat au corps à corps, le fait de se retrouver seul face à plus d’un joueur implique automatiquement un désavantage plus que sérieux qui aura pour conséquence que le malheureux en infériorité numérique ne pourra que très difficilement s’en sortir. Comme ce qu’on pourrait imaginer d’un combat réel, finalement, où les ennemis n’attendent pas sagement leur tour pour rentrer dans la bataille.

Du coup, la formule offre un angle stratégique intéressant où la coordination d’une équipe devient primordiale pour remporter la victoire. Particulièrement en fin de partie où l’équipe qui est sur le point de remporter la mise bloque la capacité de respawn de l’adversaire, lequel se doit de gérer alors ses déplacements avec la plus grande prudence.

For Honor est donc un jeu plutôt original dans son principe et son application, ce qui est fort agréable. Toute la question est de savoir comment Ubisoft va gérer cette base encourageante pour nous livrer son produit fini. Car si on a pris plaisir à apprivoiser cette démo, reste à juger de son potentiel au long terme. Mode solo ? Arènes plus originales ? Modes de jeux annexes ? Ubisoft aura de toute façon de nombreux mois avant la commercialisation du titre pour nous en dire plus sur ses plans.

Regardons ensemble à quoi ressemble une (sanglante) partie de For Honor

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