G2A

À cause de sa guéguerre avec l’éditeur tinyBuild, la plateforme de revente de clef G2A se voit obligée de céder un peu de terrain aux développeurs. La société controversée est régulièrement accusée de permettre une forme de blanchiment d’argent grâce à la revente de clefs obtenues via des cartes bancaires volées. Les développeurs la pointent également du doigt pour ne reverser aucunes royalties sur les ventes de jeux effectuées sur leur plateforme. L’animosité envers cette plateforme est si forte que certains créateurs de jeux préfèrent que les jeux soient piratés plutôt qu’achetés sur G2A. C’est vous dire à quel point les développeurs ne portent pas G2A dans leur cœur.

Dans un communiqué, G2A essaye de faire amende honorable en proposant de nouvelles mesures pour mieux rétribuer les développeurs. Les plus notables sont les suivantes :

« Les développeurs peuvent réclamer des royalties allant jusqu’à 10 % du prix d’un de leur produit vendu sur G2A, ce qui permet aux développeurs de monétiser les transactions tierces. »

« Les développeurs auront accès à notre base de données pour vérifier les ventes, les volumes et le timing pour remonter le parcours de chaque clé et identifier les pratiques illégales. »

« Des tas de joueurs souhaitent soutenir leurs développeurs favoris. Pour la première fois, ils seront capables de contribuer directement grâce à un bouton sur la page de produit du développeur. »

Pas de quoi calmer certains développeurs qui pensent que ces mesures ne règlent pas le problème de fraude et qui pensent même que cela légitime les pratiques de G2A.

Encore une fois, le seul qui a les moyens de régler ce problème est Valve lui-même. Cependant, les clefs à très bas prix vendues sur le marché gris incitent des tas de joueurs à installer Steam. C’est donc dans son intérêt de maintenir le statu quo afin de grossir sa base installée de logiciel.

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