À l’occasion de la sortie récente de The BioShock Collection, qui rajeunit la série créée par Ken Levine et son équipe, on a eu envie de (re)compiler quelques-uns des éléments qui ont permis à la série éditée par 2K Games de gagner ses lettres de noblesse.

Ce n’est pas pour rien si, quand on vous avait demandé quels étaient les cinq meilleurs jeux de la génération Xbox 360/PS3, vous avez été nombreux à citer BioShock comme un des jeux qui a compté. Le jeu de 2K Games a ainsi brigué la quatrième place de votre Top 5, aux côtés d’un Skyrim, d’un GTA V ou d’un The Last of Us.

Parce que vous n’avez pas encore touché à la série ou parce que The BioShock Collection vous a rappelé à son bon souvenir, voici 4 raisons qui peuvent motiver une nouvelle plongée dans les bas-fonds de Rapture ou donner envie de prendre de la hauteur du côté de Columbia.

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Quel décor !

On débute naturellement avec ce qui tape immédiatement à l’œil : le décor. Rapture, qui abrite les périples des deux premiers numéros, reste un des environnements les plus fascinants que l’industrie du jeu vidéo ait pu créer. L’atmosphère ô combien inquiétante dégagée par cette ville sous-marine s’appuie sur une foule de détails qui donnent de la vie et de la crédibilité au site de Rapture. Style art déco inspiré, éléments du quotidien disséminés dans toutes les pièces, lustres, ornementations, tapis, pièces aux dimensions pharaoniques reliées par des tubes serrés… Visiter Rapture ne se fait pas sans heurts, c’est un étonnement perpétuel, salle après salle, de l’opulence à la décadence. Ce sont des murs qui suintent la récente tragédie du complexe.

Columbia est également un modèle de réussite qui fait en plus écho au côté claustro’ de Rapture. Ken Levine et ses équipes ont réussi le tour de force de nous mettre autant mal à l’aise sous l’eau qu’au grand air et en plein soleil. Car derrière cette plage posée sur les nuages ou derrière ces superbes panoramas exposés sur des patios fleuris se cachent des lieux moins ragoutants…

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L’expression par la ville

Rapture comme Columbia ne sont pas de bêtes jolis décors mais les expressions visuelles d’un idéal de société. Rapture (BioShock 1 et 2) est la ville créée par Andrew Ryan après la Seconde Guerre mondiale, au sein de laquelle il comptait réunir la crème de l’artiste et du scientifique, qu’il ne voulait pas restreints par une quelconque morale étatique. Pas de règle collective non plus dans un espace capitaliste où l’individu prime. Décomplexés, les scientifiques de Rapture ont pu découvrir l’Adam, qui a conduit à la création des plasmides. Ça s’est surtout terminé en guerre civile.

Imaginée notamment par Zachary Comstock (dit le prophète) puis construite et élevée dans les airs par le gouvernement américain à la fin du 19eme siècle comme vitrine de la puissance du pays, Columbia a connu le même destin que Rapture. Une bisbille au début du 20ème siècle a coupé la cité volante avec l’Amérique, avant qu’une guerre civile éclate.

Rapture et Columbia, deux projets qui n’ont pas résisté aux inégalités qui se sont creusées au sein de leur population. De par les dizaines et les dizaines de détails, encore, les deux villes respirent. On peut toucher du doigt ce qu’il s’est passé avant notre arrivée seulement en observant les résidents des deux villes et leur environnement. La série BioShock est un parangon de narration environnementale.

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Le couple petite fille / Big Daddy

Présents dans BioShock et BioShock 2, les petites filles et les Big Daddy forment un des couples de jeux vidéo les plus marquants de la dernière décennie. Un couple indivisible, qui inspire autant la terreur (le Big Daddy) qu’il ne pousse à l’envie. Pour le joueur, c’est une source de progression autant qu’une source d’angoisse. Il faut aller causer (façon de parler) aux petites filles qui gardent l’Adam pour évoluer, ce qui implique qu’il faille se coltiner leur protecteur, masse surpuissante cachée dans son scaphandre. Le rapport change forcément dans BioShock 2 parce qu’on incarne un Big Daddy, mais la puissance évocatrice du couple reste.

Ça aurait été un peu « facile » de reproduire la même chose dans BioShock Infinite, le troisième opus ne bénéficie donc pas d’un duo aussi emblématique dans le bestiaire ennemi. Le patriote motorisé se tient, mais il est seul. Il faut plutôt chercher ce qu’on trouvait dans le couple Big Daddy – Petite sœur du côté de la relation entre le Songbird et Elizabeth.

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L’environnement comme terrain de jeu

Pousser un Chrosôme dans l’eau puis lancer un décharge électrique pour le griller, c’est possible, glacer un Chrosôme puis lui casser la tête à la clé anglaise, c’est possible, faire léviter un ennemi pour lui coller deux pruneaux dans le ventre, c‘est possible. BioShock n’est pas le premier à combiner un pouvoir et une arme, ni à exiger du joueur qu’il se serve de l’environnement pour se faciliter la vie, mais il le fait bien.

Progresser dans BioShock, gagner de nouveaux Plasmides ou de nouveaux Toniques, c’est aussi découvrir de nouveaux combos, certains très amusants, d’autres un peu pourris, encore d’autres carrément trop puissants. Qu’importe. Cette recherche de la combinaison parfaite est une autre des sources de plaisir trouvé au fil de l’aventure. Une parmi bien d’autres.

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The BioShock Collection, disponible PS4, Xbox One et PC, 45 euros environ

PS : Si vous êtes un grand amateur de BioShock, ou si vous avez envie d’aller (beaucoup) plus loin dans l’analyse, on vous conseille de patienter un peu et d’aller voir du côté de Third Editions. La sortie d’une réédition enrichie de l’ouvrage BioShock. de Rapture à Columbia est prévue pour novembre prochain.

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