Pokémon GO

Vous le savez si vous étiez de petits malins qui aviez téléchargé l’APK au moment du lancement étasunien de Pokémon GO, mais les débuts étaient laborieux. Et c’est un euphémisme. La plupart des gens essayant de jouer à l’application figurant les petits monstres de poches avaient un mal fou à se connecter au serveur. Et pour cause, Niantic, le développeur, a complètement mésestimé le succès incroyable qu’allait connaître l’application.

Sur le blog du Google Cloud Platform (une collection de services en ligne créés par Google pour les entreprises souhaitant mettre en place des sites ou des applications complexes), le géant américain a publié un petit graphique expliquant à quel point le nombre de connexions a dépassé tous les pronostics.

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Bon, encore une fois, il n’y a rien qui va dans ce graphique. On apprend que le trafic a été 50 fois celui attendu. Mais comme, il n’y a aucune indication précise sur l’axe des ordonnées ou des abscisses, cela ne nous apprend rien. Impossible notamment de savoir quand placer ce schéma dans le temps. Est-ce qu’il concerne le lancement australien (22,7 millions d’habitants) et néo-zélandais (4,4 millions d’habitants) ? Ou ces « données » couvrent-elles également le lancement américain (320 millions d’habitants) ? Car en terme de volume, la marge d’erreur n’aurait pas du tout été la même.

Une gestion de crise dès les premières minutes

Si ce schéma n’est pas utile en terme de valeurs absolues, Google s’appuie malgré tout dessus pour donner une idée sur la façon dont Niantic a été dépassé par la situation.

Le billet raconte comment la forte demande a dû être gérée en catastrophe par les deux sociétés et comment l’infrastructure a dû être grandement renforcée. 15 minutes seulement après le lancement en Australie et en Nouvelle-Zélande, le développeur était déjà au téléphone avec Google pour considérablement augmenter la voilure, notamment en terme de nodes (points de connexion qui peuvent s’apparenter à des « carrefours de données » dans une infrastructure réseau). Plus il y a de trafic, plus le nombre de nodes nécessaires augmente, laissant l’expérience intacte pour les joueurs déjà en train de jouer au jeu.

Google explique qu’après avoir essuyé les plâtres sur les lancements en Océanie et aux États-Unis, le lancement dans d’autres territoires comme le Japon où le jeu était particulièrement attendu s’est déroulé dans de bien meilleures conditions.

Au délai du phénomène de société, Pokémon GO a également été un véritable défi technique et l’été n’a été qu’un immense crunch pour les équipes de Niantic. C’est dans ces moments-là où la communication avec la communauté devient cruciale, mais le développeur est malheureusement très mauvais dans ce domaine. Espérons qu’avec les millions accumulés par le succès phénoménal du soft, le studio se permettent d’embaucher un ou deux community manager.

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