Ryu Okay face Street Fighter V

Les résultats financiers de pas mal d’éditeurs tombent en ce moment dont ceux de Capcom. Un chiffre qui n’est pas mis en avant par l’éditeur est pourtant l’un des plus intéressants. Et pour cause, il concerne les piètres performances commerciales de Street Fighter V. Sur les 6 derniers mois (depuis le 31 mars 2016 pour être précis), Street Fighter V s’est vendu à moins de 100 000 exemplaires. Pour ceux qui espéraient une performance sur le long terme, c’est raté.

Irrémédiablement bloqué à 1,4 million de jeux vendus, le titre n’atteindra jamais le seuil des 2 millions qu’espérait Capcom après avoir une première fois revu ses espérances à la baisse. Et encore, l’éditeur espérait passer ce cap en mars dernier.

Qui blâmer ?

Si la qualité intrinsèque du jeu n’est pas entièrement à mettre en cause, le lancement complètement raté est certainement une des clés pour comprendre cet échec. Et depuis sa sortie en février dernier, Street Fighter V n’a pas arrêté de défrayer la chronique en multipliant les couacs, dont le dernier en date, particulièrement gratiné, a provoqué de graves failles de sécurité chez les possesseurs de la version PC.

Le site Game Raven pointe également l’aridité du titre qui est arrivé sans version arcade, sans mode histoire et sans rien de particulièrement accueillant pour les nouveaux venus. C’est en fait l’absence globale de contenu qui aura repoussé un public qui ne se reconnaît pas nécessairement dans la case de « l’ultra compétitif ». Le jeu s’adresse exclusivement à son noyau dur et est incapable de s’ouvrir à de nouveaux joueurs, contrairement à Street Fighter IV qui était parfaitement arrivé à remplir cette mission.

> Notre test de Street Fighter V

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