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La communication qui entoure Resident Evil 7 est à la fois discrète et diablement efficace. Très peu de vidéos de jeu, beaucoup de démos, énormément de mystères aussi. On vous avait rendu nos premières impressions sur le titre cet été, lors de la gamescom. Il s’agissait d’une démo bien plus portée sur la résolution de mystères et le cache-cache avec les membres de la famille Baker. Moins de deux mois avant la sortie du jeu, on a pu reprendre la manette pour une session de jeu bien plus classique et bien plus représentative de ce qu’il sera dans sa version finale.

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S’il est possible d’incarner différents personnages par l’intermédiaire de cassettes VHS que l’on trouvera le long de notre lugubre épopée, c’est bien un dénommé Ethan que l’on joue la plus grande partie du temps. Le pauvre bougre est bien décidé à retrouver son ex-compagne Mia, portée disparue de longue date, et se dirige droit vers un coin paumé du bayou américain. Il se retrouve vite capturé et amené de force au domicile de la famille Baker qui est composée de papa psychotique, de maman démente, de fiston fou dangereux et de mamie catatonique. Tout le long du jeu, vous chercherez ainsi à rejoindre Mia et à échapper aux occupants de cette habitation qui veulent vous dépecer.

L’ambiance fonctionne toujours à merveille. Au milieu de ce foyer, symbole d’une Amérique désœuvrée, on évolue parmi les déchets, les murs en ruines et les souvenirs en lambeaux d’un passé qui semble avoir été heureux à un moment donné. Les Baker semblent être atteints du syndrome de Diogène ce qui ajoute grandement à une atmosphère de démence étouffante qui transpire du jeu. Bien que la maison dans laquelle on se trouve dispose de meubles, de l’électricité et du téléphone, il n’y aura aucun moyen de faire entendre raison à cette famille délirante.

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La première qualité qui vous sera demandée, c’est d’apprendre à vous cacher de ces fous furieux qui vous chercheront partout dans la maison. « Petit, petit, petit ! », « Je sais que tu es là ! », « Attention, j’arrive ! » sont autant de phrases prononcées de manière enjouée par Jack, le papa. Ne vous laissez pas voir, car il ne manquera pas de vous embrocher s’il vous met la main dessus. La patience sera souvent la plus viable des stratégies et il vaut mieux laisser passer quelques instants supplémentaires, accroupis dans un coin sombre, pour observer les allées et venues de vos poursuivants. Il faudra également connaître la configuration de la grande maison afin d’éviter de se faire coincer dans une voie sans issue.

Cette mécanique intéressante de cache-cache est corsée par d’autres nécessités imposées par un game design à la première personne classique, mais lent. Ethan se déplace à la vitesse d’un escargot sous Lexomil, même quand il court. Le joueur qui se fait repérer et qui ne prend pas immédiatement la fuite a de fortes chances de se faire lacérer le dos, même s’il garde le bouton de course enfoncé. On parle de maison, mais son envergure fait davantage penser à un manoir divisé en différentes sections distinctes, dont les accès sont souvent verrouillés par un système de clés et de serrures diverses comme la série Resident Evil en est si friande. Vous vous retrouverez ainsi à crapahuter dans des salles aux entrées multiples, tout en entendant votre bourreau déambuler non loin, alors que vous devez fouiller tous les tiroirs pour trouver la clef qui vous permettra de progresser. Pour encore plus d’angoisse, vous devrez même parfois manipuler des livres, des boîtes, des coffrets à l’aide des deux sticks afin de révéler les objets qu’ils contiennent. Tout ça en temps réel et à la merci du moindre ennemi, bien entendu.

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Et s’il ne sert à rien de tenter de tuer les membres de la famille Baker qui semblent bien trop inhumains pour être abattus de manière conventionnelle, vous serez également amené à tuer quelques autres monstres divers. Du « mycomorphe », sorte d’humanoïde qu’il sera possible de démembrer comme un zombi classique, aux insectes géants qui veulent percer des trous dans votre jolie peau, c’est une faune bien hostile qui se dressera devant vous et que vous devrez cribler de balles pour ne pas être tué.

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