Dead-or-alive-5-mila
Testé par le journaldugeek 8/10

Traiter de Dead or Alive 5 et omettre son approche intentionnellement racoleuse serait comme parler de fast-food sans aborder les crampes digestives. Alors par amour du défi (et du transit intestinal), nous allons tenter le coup : les lignes qui suivent ne traiteront pas de sexe, pas de décolletés, et encore moins de “rebondissements”…

Depuis ses débuts en 1996, la série martiale de Tecmo se distingue de ses deux concurrents principaux (Virtua Fighter et Tekken) par un flot d’attaques rapides et fluides, des décors élaborés et interactifs… et des jeunes filles court-vêtues aux poitrines généreuses et agitées ! Oh ça va ! Comment voulez-vous éviter le sujet quand ses développeurs se vantent d’un moteur physique consacré à calculer l’excessif mais néanmoins hypnotisant ballotements des atouts féminins ?

Bien, reprenons-nous. Ce cinquième épisode ne déroge pas à la règle : plus que soignée, la plastique y est léchée. Les filles sont jolies, c’est dit, mais les mâles ne sont pas en reste, et même les environnements mettent leurs arguments en avant. Il n’est pas rare lors d’un combat de visiter plusieurs sections d’une même aire de jeu, via une chute vertigineuse ou un mur violemment traversé. Spectacle garanti donc, d’autant que les décors sont parsemés de “zones dangereuses” sur lesquelles envoyer voler un adversaire pour lui faire mal et déclencher au passage une courte scène de destruction massive.

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Cumul des mandales

Ces éjections spéciales s’initient via le “Coup Puissant” (original, non ?), nouvelle technique dont l’utilisation rappelle les super attaques des jeux de combat 2D. Autrement, DOA 5 conserve un système éprouvé, sur une base “pierre-feuille-ciseau”. Mémoriser les séquences de chaque personnage est ainsi nécessaire pour réussir à lire les intentions de l’adversaire, sans oublier soi-même de ne pas être prévisible. Le rythme des affrontements étant vif, réflexes et expérience sont indispensables pour espérer devenir performant. Si cette rapidité donne à DOA une réputation de “jeu bourrin pour débutants”, une fois dompté il n’en demeure pas moins technique et subtil. Cet opus l’est d’autant plus que certains timings sont resserrés, et qu’une véritable esquive 3D est (enfin !) implémentée.

Les bases du système de jeu sont introduites en douceur (“introduites en douceur”, mais bien sûr)… sont enseignées par le mode Histoire. Espèce de gros n’importe quoi, il vous fait passer d’un personnage à l’autre, vous propulsant de New York à la jungle amazonienne en un rinçage d’œil. Tout ça pour exposer un scénario indigeste, à base de tournoi d’arts martiaux, clans ninja, clonages clandestins et autres catcheurs en slip (ou string, c’est selon). Diluées dans cette bouillie, les leçons auraient plutôt mérité un véritable didacticiel. Les débutants désireux de s’améliorer n’auront d’autre choix que partir à la chasse de FAQs et autres tutos vidéo sur le net.

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Poulettes aux hormones

Entraînement, Versus, Online… Les autres modes habituels et sans surprises répondent présent et devraient vous occuper un bon moment. Idem pour l’option Photo, permettant de capturer des images de vos replays sous les angles désirés, histoire d’immortaliser les plus belles situations martiales… ou de voir ce que cachent les courtes jupes de Christie, Hitomi et leurs copines, évidemment…

Lionel Vilner

L’appel de la chair aura rapidement eu raison de notre noble défi, mais Dead or Alive 5 relève-t-il le sien ? Épisode le plus abouti de la série, il est cependant loin de la bouleverser ; et quelque part c’est tant mieux, car une révolution aurait risqué d’aliéner les fidèles. Ici, le spectacle est encore plus explosif pour les amateurs d’ébats sans conséquences, et les retouches discrètes s’avèrent bienvenues pour les virtuoses de la technique : à l’extase visuelle s’allie ainsi le plaisir manuel.

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