Pokemon_Noir_et_Blanc_2
Testé par le journaldugeek 7/10

Ah, les Pokémon et leurs mystères, le secret de leur pouvoir… Plus de 10 ans que les bestioles de Game Freaks viennent régulièrement hanter nos consoles portables made in Nintendo. Et à chaque fois c’est la même rengaine : upgrade du nombre de Pokémon, règles de combats revues et corrigées, et de nouveaux challenges pour contenter dresseurs, collectionneurs et fans de concours de beauté (j’en connais personnellement). Un petit changement pour ces nouvelles versions : l’ajout de l’effrayant 2, qui suscite à la fois crainte et excitation. Surtout pour un Pokémon, qu’est-ce qu’une suite ? Laissez moi enfiler mon habit de Pokémaniac pour tâcher de répondre à cette question…

N’est pas Pokémon Or et Argent qui veut…

Depuis leurs débuts en 1998, les Pokémon à la sauce RPG ne s’embarrassent pas d’un scénario épisodique. A la manière d’un Zelda ou d’un Final Fantasy, une nouvelle version de Pokémon peut se jouer sans toucher aux précédentes, sans avoir forcément envie de goûter aux générations suivantes ou aux spin-off. Alors l’annonce d’une suite à Pokémon Version Blanche et Version Noire surprend. Tout le monde s’attendait à être mangé à la sauce Grise dans une même aventure avec de légères modifications, bien senties, suffisamment tentantes pour vous faire replonger (Pokémon est une drogue, attention les enfants). Ici, le 2 justifie pour la deuxième fois une chronologie. Deux ans après les évènements ayant frappé Unys, de nouveaux dresseurs vont se lever, choisir un starter et partir enquêter sur les changements survenus depuis la chute de N, Le messie Pokémon, partisan de la libération des Pokémon du joug des humains.

Pokémon, c’est aussi sont lot de discussions intenses avec les PNJ

L’idée semble bonne et rappelle la première tentative du genre, le très estimé Pokémon Or et Argent et sa formule magique : la découverte d’une nouvelle région (Johto) puis le retour sur les anciennes terres des version Rouge et Bleu (et Verte, et Jaune, à Kanto). Seulement, dans les versions Blanche 2 et Noire 2, mis à part le changement de point de départ de l’aventure, on se retrouve bien vite à arpenter les mêmes villes, chemins et grottes visités il y a à peine un an et demi. Un délai trop court pour sentir un réel parfum de redécouverte, malgré les clins d’oeil, les têtes connus rencontrées ici même deux ans auparavant. Les enjeux de cette suite sont flous, et l’on traîne tout au long de l’aventure ce sentiment de déjà-vu. Le Kokiyas entre deux chaises, le jeu oscille entre une vraie suite et la traditionnelle – mais solide – version “Prime” (Jaune, Crystal, Emeraude, Platine). Mais difficile de bouder bien longtemps car Pokémon Version Noire 2 et Blanche 2 sont à ce jour les versions les plus complètes et les plus accessibles pour les joueurs du type “Rhoo mais j’ai lâché à la version Rouge, j’avais un Onyx qui DÉFONÇAIT TOUT”.

On vous confiera le Zorua de N, clin d’oeil direct à l’épisode précédent

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Idéal pour se remettre dans le bain ?

Chez Game Freaks, chaque nouvelle révision de la copie apporte des bouleversements dans la façon d’appréhender un combat. Quand la troisième génération (Rubis, Saphir, Émeraude) apportait une personnalisation complète et très élaborée des stats de ses Pokémon, les fameux EV/IV, la quatrième génération (Diamant, Perle, Platine) se lançait ni plus ni moins dans la modification complète du metagame avec une nouvelle nomenclature des attaques et des types. Quid de cette “5G” 2.0 ? Disons qu’elle joue la sécurité et se distingue par de multiples petits ajouts, comme le Dream World permettant aux Pokémon de se doter d’une 3ème capacité. Mais surtout, bande de petits Leveinards, cette génération réconciliera la plupart d’entre vous avec vos sensations d’antan puisque tous les nouveaux Pokémon proposés sont de vagues réminiscences de la première génération. Youpi me direz-vous ? Youpi je vous répondrai, car tous les classiques sont là : 8 champions d’arènes, des légendaires dispersés sur la carte, mille petits passages secrets, objets à dénicher, et bien sûr, un Pokédex de base comprenant 300 Pokémon issu d’un joli mélange des cinq générations. Cerise sur le gâteau : un vrai scénario avec le retour de la Team Plasma, cette fois-ci scindée en deux. Ceux qui regrettent avoir été méchant, et ceux qui aiment ça, être des méchants voleurs de Pokémon.

Oui maman ça va, je joue à Pokémon. J’ai pas le temps de te parler là …

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Plus moderne, plus ouvert

Nous sommes en 2012 et les carottes pour appâter le gamer de base ont bien changé depuis les premières versions. A commencer par ces (maudits) succès que l’on voit fleurir et redéfinir l’intérêt de certains pour les jeux. Pokémon Version Noire et Blanche 2 se met donc à la page. Outre les coups de fils de notre professeur préféré pour avoir des nouvelles de l’avancée de notre Pokédex, un mystérieux scientifique viendra régulièrement dans un centre Pokémon pour nous proposer des médailles à gagner sous forme de défis à compléter, à la manière d’un mignon petit trophywhore. Pour le plaisir du profil propre et accompli. Même chose du côté du Pokédex, celui-ci se voit doté d’une fonction “habitat” permettant de consulter les zones du jeu et de répertorier les captures. Le but étant d’avoir un maximum de zones complétées, récompensé par un joli tampon.

Côté connectivité, Pokémon Version Noire 2 et Blanche 2 continue sur sa lancée de petites mises à jour discrètes mais bien vues. La zone métro (l’équivalent de la Tour Combat) est toujours là, à la même place, avec les mêmes challenges. La nouveauté vient du Pokémon World Tour, sorte de petite ville exclusivement centrée autour des combats contre l’intégralité des champions des versions précédentes, comme Pierre et Ondine, respectivement les champions d’Argenta et Azuria. Des noms qui résonnent aux oreilles des vieux de la vieille. Et ce n’est pas tout puisque Nintendo prévoit dans les jours à venir (et de manière ponctuelle, à la manière des distributions de Pokémon spéciaux sur le Wi-fi ou en boutiques) de faire revivre aux joueurs de grands tournois mondiaux. Pour vous donner une idée, vous aurez la possibilité de télécharger puis d’affronter en face à face les équipes des vainqueurs du dernier championnat mondial (le Pokémon World Championships 2012). Rien que ça.

Le Pokéwood permet de tourner des films avec ses Pokémon. Choupignon !


Difficile exercice que de juger impartialement ce Pokémon Version Blanche 2 et Noire 2. D’un côté le peu d’améliorations, la grosse sensation de déjà-vu. De l’autre, c’est la meilleure version à ce jour. Le pire, c’est que les deux arguments se valent. Game Freaks parvient à nous piéger avec l’ajout d’un scénario, loin d’être fou mais s’insérant convenablement dans la trame. On pourrait cracher sur l’aspect technique mais même pas, tout se tient, entre les graphismes choupis, les musiques entraînantes et cette jouabilité instinctive, cette copie n’est pas à jeter. Mais le coup de l’upgrade un an après, ce petit goût de Left 4 Dead 2 dans la bouche, trop prononcé, créent une confusion chez le Pokémaniac que je suis. Avec une question en tête : était-ce bien nécessaire ?

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BONUS STAGE : Quoi de neuf dans la galaxie Pokémon ?

C’est une grande habitude désormais, la licence Pokémon continue de sortir dans des jeux explorant de nouvelles idées de gameplay : des dungeon scroller avec la série des Donjon Mystère en passant par le hack’n’slash mignon et bourrin avec la série Rumble, ou encore inédit chez nous, le tactical RPG Pokémon Conquest. En attendant un passage au FPS (pitié, non !), la licence s’exporte sur deux genre inattendus : l’apprentissage du clavier avec Pokémon à la Conquête du Clavier et un jeu de capture basé sur la Réalité Augmentée de la 3DS, Pokémon RAdar. Et devinez qui a eu l’illustre honneur de les tester…

Commençons par Pokémon à la Conquête du clavier. Pas de rires étouffés s’il vous plait, le “jeu” se présente comme une aide pour apprendre à taper rapidement au clavier tout en s’amusant. On passera rapidement sur l’histoire et sur le professeur Alphonse Zerty (bon, là je vous autorise à rire) pour se concentrer sur le principal : une succession de challenges proposant de battre des records, de débloquer des médailles en tapant le plus rapidement possible le nom du Pokémon à l’écran. Un jeu de réflexe qui rappelle, dans sa progression sur des rails, le célèbre Pokémon Snap de la Nintendo 64, et dans ses moments de rage, le célèbre The Typing of the Dead sorti sur Dreamcast et PC. Au lieu de jeter des cailloux et des pommes un peu au hasard, de vrais réflexes vous seront demandés, au prix d’une interactivité moindre avec l’environnement. Une durée de vie un peu faiblarde mais un stress et une exigence de chaque instant qui fait qu’on y revient, au moins pour péter son dernier score. Mention spéciale pour le clavier Bluetooth livré avec le jeu, étonnamment correct.

Pokémon Radar se présente quant à lui sous la forme d’un mini-jeu téléchargeable sur 3DS, entièrement jouable en Réalité Augmentée, avec la caméra de la portable. Ici c’est Pimprenelle qui a besoin de nous, cette dernière étudie les rêves et jouera sur votre fibre de collectionneur pour vous forcer à l’aider. Viser et tirer sur des petits nuages fluos qui n’ont rien fait du tout, voilà à quoi nous en sommes réduits. Dans ses nuages se cacheront toutes sortes de Pokémon, avec à la clé les formes totémiques de Boreas, Fulguris et Demeteros, un énième trio légendaire et mystérieux. Le gameplay tourne en rond autour du même schéma : accumuler de l’énergie, shooter ces pauvres nuages, gagner des sous et ainsi renforcer son équipement. Un non-jeu en somme, à la manière de Pokémon Channel sur GameCube permettant de mettre la main sur Jirachi ou du premier Pokémon Ranger pour chopper un oeuf de Manaphy.

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