Parce que la place de l’eSport dans le monde du jeu vidéo (et au delà) croît de semaine en semaine, retrouvez tous les jours dans nos colonnes, à compter d’aujourd’hui, une lettre, un mot, un terme ou une tendance liés au phénomène des compétitions de jeux vidéo. On attaque avec un C comme Corée du Sud, patrie de l’eSport.

corée

C’est connu et reconnu, si les États-Unis dominent les compétitions de eSport dans la catégorie des FPS, il n’y a aucune discussion possible sur la suprématie sud-coréenne sur les RTS et MOBA, encore aujourd’hui. Et si l’on perçoit souvent le Japon comme grand ponte de l’avancée technologique, la Corée du Sud tient la dragée haute au pays du Soleil Levant dans ce domaine. Férus de modernisme et désireux de se dégager de l’emprise nippone, les coréens s’équipent de leur propres machines et développent leurs propres jeux.

Dès 2000, une réelle fédération voit le jour : la KeSPA, la Korean e-Sports Association. Supportée par plusieurs ministères, dont celui de la culture et celui des sports, elle donne une réelle légitimité ainsi qu’un cadre bien défini aux pratiquants de sport électronique.

Mais ce qui fait l’attrait de l’eSport en Corée, au delà d’une vraie tradition de jeu, c’est que les joueurs sont perçus comme de véritables célébrités. La starification de ces derniers n’est plus à démontrer et la reconnaissance du public envers ces progamers est fondée. Si l’on devait faire une comparaison Orient/Occident, ces progamers sont aussi plébiscités que les joueurs de football dans nos clubs européens ! Les équipes fonctionnent d’ailleurs sur le même modèle : Gaming House, vie en communauté, entraînements quotidiens… Quoi qu’on puisse en dire, les joueurs sont de véritables athlètes suivant les mêmes conditions que des pratiquants d’un sport “physique”. Et suscitent autant de vocation, promettant à l’eSport de futures générations de joueurs tout aussi talentueux et avides d’imiter leurs aînés.

Une erreur dans l'article ? Proposez-nous une correction