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Test : Kinect Star Wars

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La licence Star Wars a connu moult adaptations en tout genre depuis ses débuts dans le jeu vidéo. Des jeux d’actions basés sur des scénarios parallèles,…

La licence Star Wars a connu moult adaptations en tout genre depuis ses débuts dans le jeu vidéo. Des jeux d’actions basés sur des scénarios parallèles, dans des combats de vaisseaux, des courses de Pods ou dans la peau d’un Légo. Les idées foisonnent, les technologiques gagnent du terrain, et nous voilà en 2012 avec les mêmes fantasmes des années 70 : incarner la quintessence du vrai Jedi, le mime parfait et sans accrocs des mouvements d’un sabre laser. Lucas Arts tente le coup avec la caméra magique de Microsoft et joue la carte de la compilation de mini-jeux articulés autour des grands moments d’action de la saga, dont un scénario basé sur ce fantasme du sabre laser. Un sabre fictif bien sûr, puisque la manette c’est nous, la faute à Kinect. Était-ce vraiment nécessaire ?


1. Le Jedi sans impact

La Destinée Jedi, attardons quelque peu sur ce mode si vous le voulez bien. Il s’agit de jouer un apprenti Jedi, un petit nouveau noyé dans la masse, perdu quelque part aux alentours des épisodes I et II. Avant de passer au plat de résistance, le jeune padawan doit d’abord apprendre sous la tutelle de son maître d’armes tous les mouvements nécessaires à sa formation. Après un tutorial complet, mais un brin soporifique, il sera balancé sur le terrain pour massacrer du robot à la chaîne, en compagnie de Yoda et de quelques seconds couteaux. Si l’entraînement se fait en douceur, en apprenant à maîtriser la force et faire des mouvements (trop) amples pour gérer le sabre laser, la suite devient nettement plus frustrante à cause d’un défaut récurrent de la caméra de Kinect : son imprécision. Dans le feu de l’action la lecture des mouvements marque des temps de latence et la caméra se fait vite dépasser par des enchaînements un peu rapides. Même constat pou les phases avec la force, difficile de choisir précisément l’objet à contrôler, notamment lorsqu’il faut combiner les actions tout en accueillant les vagues d’ennemis. D’une manière générale, la caméra peine à saisir la nervosité naturelle du joueur. On nous demande de bouger, sauter, esquiver, trancher, foncer dans le tas, tout ça sans que cela soit vraiment fluide à la manière d’un vrai Jedi, bien obligé de découper chaque mouvement en exagérant les mimiques face à la caméra. Placé dans une sorte d’apesanteur forcé, le joueur doit bouger lentement pour faire des mouvements de sabres précis alors que l’action tout autour réclame vitesse et puissance. On comprend rapidement la faible durée de vie de ce mode, à peine 2-3 heures à mouliner comme un hérétique face à son écran et défaire des vagues de robots inoffensifs, malgré une ambiance sonore et visuelle très réussie.

2. Cocktail de jeux

S’il pêche par son mode Jedi un poil poussif, Kinect Star Wars rattrape ces lacunes par son aspect grignotage de mini-jeux. Rassurez-vous, on est bien loin du “petit flirt entre amis” pondu par Ubisoft, Kinect Star Wars mise sur des phases de jeux qui accrocheront les fans en se permettant quelques folies, typiquement dans l’esprit léger de ce genre de production. Sans vraiment se prendre la tête avec des références, comme tout bon jeu familial décomplexé, on papillonne sans jamais ne rien prendre au sérieux. Au choix dan les activités proposées, quelques gourmandises comme la course de Pod issu de la Menace Fantôme en passant par un simili de Rampage en incarnant un Rancor en liberté, ou plus fou, un copier/coller de Dance Central à la sauce Jabba the Hut permettant de se déhancher gracieusement dans une ambiance de battle. Moins ambitieux que le mode solo, ces petits modes captent un peu l’attention sans pour autant déchaîner les passions. La course est honnête, quoique trop facile, prenant place dans des tracés très permissifs. Le Rancor est rigolo, le temps de prendre des innocents dans sa main et de mimer l’action de les balancer contre des constructions ou de sauter à pieds joints pour créer des ondes de choc et ravager tout autour de soi. La danse est finalement le mini-jeu le plus réussi car le plus en phase avec l’absence de précision de la caméra, en reprenant l’architecture de Dance Central. Point positif pour l’autodérision des figurines pompeuses comme Vador ou l’Empereur en les faisant bouger sur le dancefloor. Le résultat est là, on ne joue pas à ce jeu pour approfondir ses connaissances sur l’univers ou découvrir de nouveaux points de vue (quoique Vador faisant du hip-hop mériterait un scénario), mais juste pour perdre quelques instants sur des moments forts comme la course ou les combats au sabre (et tant pis pour les combats spatiaux), en permettant finalement aux plus jeunes de découvrir la saga, par exemple.

3. Bizarrement, c’est agréable

Défaut récurrent de ces jeux légers et sans profondeur, l’ensemble du mode solo plonge rapidement le joueur blasé (que j’essaie de toutes mes forces de ne pas être) dans un ennui aux proportions intersidérales. En (faux) multi par contre, avec des amis tout autour pour se moquer, l’énergie de la honte réveille les esprits et rend le jeu plus participatif. Le mode co-op rattrape les faiblesses du jeu affichées dès le départ : bien qu’imprécis, on se ridiculise à deux, on rigole et on peste, on évoque même des souvenirs autour de la saga ou d’autres jeux de la licence plus immersifs et réussis. Bon point pour la réactivité de Lucas Arts qui a très bien compris en rajoutant à son essai manqué au sabre quelques minis-jeux pour créer l’illusion. En même temps nous étions à moitié prévenus, dès le pitch du jeu : mimer du sabre laser sans sabre laser, tenir le guidon d’un Pod sans rien tenir en main, le choix de la caméra entraîne dès le départ un doute, un arrière-goût étrange dès que l’on prend conscience du décalage. Notons tout de même un point positif autour de l’ambiance visuelle et sonore retranscrit honnêtement dans le jeu. Dans ses bruitages nerveux, ses flash de couleurs et ses musiques grandiloquentes, aucun souci pour retrouver l’ambiance des invasions de robots et de foutoir galactique à gérer. Côté graphismes aussi c’est plutôt réussi, loin des ténors hardcore du genre, mais suffisant pour plaire. La tendance se généralise sur l’ensemble du jeu, à l’approche familiale complètement assumée : léger dans son gameplay et misant sur son ambiance et les références directes aux films. La friandise parfaite pour la génération de personnes découvrant le jeu vidéo, peu exigeant ou parents fans de l’univers désirant convertir leurs enfants. Ou pour les joueurs moqueurs qui se font une joie de flinguer un gameplay en soirée.

Conclusion

Kinect Star Wars fait parti de ce nouveau genre de jeu “cocktail” : on y joue sans sérieux en rigolant et pestant contre des contrôles approximatifs et des absences étranges pour une compilation des grands moments d’action de la saga, à commencer par un vrai sabre et de plus nombreux mini-jeux. Diamétralement opposé à son cousin éloigné mmorpg développé par Bioware, Kinect Star Wars s’insère sans mal dans la saga, en jouant le petit frère un peu débile et pas sérieux du lot. Et puis on lui pardonne rapidement, il n’est pas précis, mais il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, en jouant la carte du jeu apéritif, léger et varié, en picorant à droit à gauche dans des jouabilités bien différentes, chacune représentative d’un style de jeu vidéo classique, mais remanié à la sauce Kinect : course, danse, aventure, duels et punching ball. Selon le caractère du joueur, sa façon d’accepter de tourner ou non la licence en dérision, le jeu reprend (sans grandes convictions affichées) l’idée d’un Wii Sport à la sauce best of Star Wars. À ressortir lors de soirées geeks un peu éméchés avec la Xbox 360 Collector qui va avec.

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Que signifie cette pastille ?

La licence Star Wars a connu moult adaptations en tout genre depuis ses débuts dans le jeu vidéo. Des jeux d’actions basés sur des scénarios parallèles, dans des combats de vaisseaux, des courses de Pods ou dans la peau d’un Légo. Les idées foisonnent, les technologiques gagnent du terrain, et nous voilà en 2012 avec les mêmes fantasmes des années 70 : incarner la quintessence du vrai Jedi, le mime parfait et sans accrocs des mouvements d’un sabre laser. Lucas Arts tente le coup avec la caméra magique de Microsoft et joue la carte de la compilation de mini-jeux articulés autour des grands moments d’action de la saga, dont un scénario basé sur ce fantasme du sabre laser. Un sabre fictif bien sûr, puisque la manette c’est nous, la faute à Kinect. Était-ce vraiment nécessaire ?


1. Le Jedi sans impact

La Destinée Jedi, attardons quelque peu sur ce mode si vous le voulez bien. Il s’agit de jouer un apprenti Jedi, un petit nouveau noyé dans la masse, perdu quelque part aux alentours des épisodes I et II. Avant de passer au plat de résistance, le jeune padawan doit d’abord apprendre sous la tutelle de son maître d’armes tous les mouvements nécessaires à sa formation. Après un tutorial complet, mais un brin soporifique, il sera balancé sur le terrain pour massacrer du robot à la chaîne, en compagnie de Yoda et de quelques seconds couteaux. Si l’entraînement se fait en douceur, en apprenant à maîtriser la force et faire des mouvements (trop) amples pour gérer le sabre laser, la suite devient nettement plus frustrante à cause d’un défaut récurrent de la caméra de Kinect : son imprécision. Dans le feu de l’action la lecture des mouvements marque des temps de latence et la caméra se fait vite dépasser par des enchaînements un peu rapides. Même constat pou les phases avec la force, difficile de choisir précisément l’objet à contrôler, notamment lorsqu’il faut combiner les actions tout en accueillant les vagues d’ennemis. D’une manière générale, la caméra peine à saisir la nervosité naturelle du joueur. On nous demande de bouger, sauter, esquiver, trancher, foncer dans le tas, tout ça sans que cela soit vraiment fluide à la manière d’un vrai Jedi, bien obligé de découper chaque mouvement en exagérant les mimiques face à la caméra. Placé dans une sorte d’apesanteur forcé, le joueur doit bouger lentement pour faire des mouvements de sabres précis alors que l’action tout autour réclame vitesse et puissance. On comprend rapidement la faible durée de vie de ce mode, à peine 2-3 heures à mouliner comme un hérétique face à son écran et défaire des vagues de robots inoffensifs, malgré une ambiance sonore et visuelle très réussie.

2. Cocktail de jeux

S’il pêche par son mode Jedi un poil poussif, Kinect Star Wars rattrape ces lacunes par son aspect grignotage de mini-jeux. Rassurez-vous, on est bien loin du “petit flirt entre amis” pondu par Ubisoft, Kinect Star Wars mise sur des phases de jeux qui accrocheront les fans en se permettant quelques folies, typiquement dans l’esprit léger de ce genre de production. Sans vraiment se prendre la tête avec des références, comme tout bon jeu familial décomplexé, on papillonne sans jamais ne rien prendre au sérieux. Au choix dan les activités proposées, quelques gourmandises comme la course de Pod issu de la Menace Fantôme en passant par un simili de Rampage en incarnant un Rancor en liberté, ou plus fou, un copier/coller de Dance Central à la sauce Jabba the Hut permettant de se déhancher gracieusement dans une ambiance de battle. Moins ambitieux que le mode solo, ces petits modes captent un peu l’attention sans pour autant déchaîner les passions. La course est honnête, quoique trop facile, prenant place dans des tracés très permissifs. Le Rancor est rigolo, le temps de prendre des innocents dans sa main et de mimer l’action de les balancer contre des constructions ou de sauter à pieds joints pour créer des ondes de choc et ravager tout autour de soi. La danse est finalement le mini-jeu le plus réussi car le plus en phase avec l’absence de précision de la caméra, en reprenant l’architecture de Dance Central. Point positif pour l’autodérision des figurines pompeuses comme Vador ou l’Empereur en les faisant bouger sur le dancefloor. Le résultat est là, on ne joue pas à ce jeu pour approfondir ses connaissances sur l’univers ou découvrir de nouveaux points de vue (quoique Vador faisant du hip-hop mériterait un scénario), mais juste pour perdre quelques instants sur des moments forts comme la course ou les combats au sabre (et tant pis pour les combats spatiaux), en permettant finalement aux plus jeunes de découvrir la saga, par exemple.

3. Bizarrement, c’est agréable

Défaut récurrent de ces jeux légers et sans profondeur, l’ensemble du mode solo plonge rapidement le joueur blasé (que j’essaie de toutes mes forces de ne pas être) dans un ennui aux proportions intersidérales. En (faux) multi par contre, avec des amis tout autour pour se moquer, l’énergie de la honte réveille les esprits et rend le jeu plus participatif. Le mode co-op rattrape les faiblesses du jeu affichées dès le départ : bien qu’imprécis, on se ridiculise à deux, on rigole et on peste, on évoque même des souvenirs autour de la saga ou d’autres jeux de la licence plus immersifs et réussis. Bon point pour la réactivité de Lucas Arts qui a très bien compris en rajoutant à son essai manqué au sabre quelques minis-jeux pour créer l’illusion. En même temps nous étions à moitié prévenus, dès le pitch du jeu : mimer du sabre laser sans sabre laser, tenir le guidon d’un Pod sans rien tenir en main, le choix de la caméra entraîne dès le départ un doute, un arrière-goût étrange dès que l’on prend conscience du décalage. Notons tout de même un point positif autour de l’ambiance visuelle et sonore retranscrit honnêtement dans le jeu. Dans ses bruitages nerveux, ses flash de couleurs et ses musiques grandiloquentes, aucun souci pour retrouver l’ambiance des invasions de robots et de foutoir galactique à gérer. Côté graphismes aussi c’est plutôt réussi, loin des ténors hardcore du genre, mais suffisant pour plaire. La tendance se généralise sur l’ensemble du jeu, à l’approche familiale complètement assumée : léger dans son gameplay et misant sur son ambiance et les références directes aux films. La friandise parfaite pour la génération de personnes découvrant le jeu vidéo, peu exigeant ou parents fans de l’univers désirant convertir leurs enfants. Ou pour les joueurs moqueurs qui se font une joie de flinguer un gameplay en soirée.

Conclusion

Kinect Star Wars fait parti de ce nouveau genre de jeu “cocktail” : on y joue sans sérieux en rigolant et pestant contre des contrôles approximatifs et des absences étranges pour une compilation des grands moments d’action de la saga, à commencer par un vrai sabre et de plus nombreux mini-jeux. Diamétralement opposé à son cousin éloigné mmorpg développé par Bioware, Kinect Star Wars s’insère sans mal dans la saga, en jouant le petit frère un peu débile et pas sérieux du lot. Et puis on lui pardonne rapidement, il n’est pas précis, mais il fait ce qu’il peut avec ce qu’il a, en jouant la carte du jeu apéritif, léger et varié, en picorant à droit à gauche dans des jouabilités bien différentes, chacune représentative d’un style de jeu vidéo classique, mais remanié à la sauce Kinect : course, danse, aventure, duels et punching ball. Selon le caractère du joueur, sa façon d’accepter de tourner ou non la licence en dérision, le jeu reprend (sans grandes convictions affichées) l’idée d’un Wii Sport à la sauce best of Star Wars. À ressortir lors de soirées geeks un peu éméchés avec la Xbox 360 Collector qui va avec.

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