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[Test] Mario Tennis : Ultra Smash – Service minimum [Wii U]

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C’est la fin d’année. Et comme chaque fin d’année, pour Nintendo, il faut mettre des jeux sur les étals des magasins. Zelda et Starfox Zero, tous…

C’est la fin d’année. Et comme chaque fin d’année, pour Nintendo, il faut mettre des jeux sur les étals des magasins. Zelda et Starfox Zero, tous deux prévus initialement pour la fin d’année, ont été finalement été repoussés à 2016 (comme on vous le disait ici et ). Est-ce que Nintendo s’est rendu compte qu’il allait manquer de grosses cartouches pour Noël ? C’est tout à fait possible. Car en regardant les titres que le constructeur nous a réservés depuis la sortie du très bon Super Mario Maker sur Wii U, on ne finit plus d’égrainer les titres utilisant en grande partie les éléments de titres déjà sortis.

Ça a commencé avec le très décevant Animal Crossing : Happy Home Designer qui reprenait les assets et le moteur d’Animal Crossing : New Leaf, infiniment plus riche. On a ensuite eu le sympathique, mais recyclé Zelda : Tri Force Heroes, qui reprend une partie du bestiaire et le moteur de l’excellent A link Between Worlds.

Dans deux jours sortira également Animal Crossing : Amiibo Festival qui, si je ne l’ai pas testé personnellement, se fait assassiner par la presse, le trouvant d’une vacuité impressionnante. Pour la petite histoire, le jeu aurait dû être un free-to-play, mais demandant des amiibos pour fonctionner. Vous le trouverez demain, en magasin, au prix fort. Le même jour sortira Mario Tennis : Ultra Smash et le constat est strictement le même. Le jeu a été fait vite, chichement, parce qu’il fallait sortir le jeu avant Noël. Cette clef de lecture est extrêmement importante pour comprendre pourquoi Mario Tennis : Ultra Smash est une véritable déception.

[nextpage title=”Une recette éprouvée”]

Vous avez 5 types de coups à utiliser, la frappe liftée (bouton A), la frappe coupée (bouton B), le smash (bouton Y), le lob (A puis B) et l’amorti (B puis A). Quant au bouton X, il permet d’opposer le meilleur des 5 coups possibles automatiquement, au prix d’un peu de puissance. Ces différents coups sont représentés par des cercles de couleur au sol au moment où la balle revient vers vous. Leur apparition dépend de la hauteur de la balle, du coup utilisé et de l’endroit où elle va atterrir.

En vous plaçant dans le cercle et en appuyant sur le bouton correspondant, vous effectuerez une « frappe chance » qui ajoutera un effet déstabilisant chez l’adversaire. Ainsi, la frappe chance liftée (cercle rouge) fera reculer l’adversaire qui la renverra, la frappe chance coupée (cercle bleu) fera tournoyer le receveur ce qui l’immobilisera un instant, le lob (cercle jaune) ira particulièrement haut et loin, l’amorti (cercle gris) verra son rebond extrêmement réduit et le smash (violet) ira d’autant plus vite. Un dernier cercle, d’un violet scintillant, permettra de déclencher le fameux Ultra Smash, un coup extrêmement difficile à contrer pour quiconque y est confronté.

Au moment où votre adversaire vous renvoie votre coup et une fois que vous vous pensez bien placé, vous pouvez charger la frappe en appuyant préventivement sur le bouton. Vous vous déplacerez alors très lentement, mais votre frappe aura bien plus de puissance. Il est cependant possible d’appuyer sur la gâchette gauche pour annuler la charge et bénéficier à nouveau de mouvements normaux. L’autre gâchette, enfin, sert à se jeter par désespoir sur une balle a priori irrécupérable. Vous offrirez cependant une possibilité à votre adversaire de procéder à un Ultra Smash. Notez, pour conclure avec ce mode de jeu, que les parties peuvent se jouer en match normaux, où toutes ces histoires de frappes chances n’ont pas voix au chapitre.

Mais il y a aussi les Mega Match. Ils sont similaires aux matchs classiques à ceci près que les Toads au bord du terrain distribuent régulièrement des Mega Champis aux joueurs. Ils permettent de devenir géant, ce qui élargit naturellement la couverture de terrain et la puissance des frappes sur une période limitée. Évidemment, celui sous l’effet d’un champignon possédera un énorme avantage sur son adversaire, mais la régularité de leur distribution fait que si un joueur passe un mauvais quart d’heure, l’autre en passera un peu de temps après.

Toutefois, le joueur resté petit n’est pas totalement dépourvu. S’il parvient à placer une frappe directement sur l’immense joueur (ce qui peut arriver plus facilement étant donné sa taille démesurée), il arrêtera instantanément les effets de son champignon et reprendra immédiatement sa taille normale. Un aspect stratégique intéressant qui, à mon sens, n’enlève pas le côté profondément déséquilibré et peu intéressant de cette règle.

[nextpage title=”Ultra rachitique”]

Et… c’est tout. Nous avons fait le tour des seuls modes intéressants de ce Mario Tennis: Ultra Smash. Pas de défis à relever, si ce n’est une liste inintéressante de succès type « disputez 10 matchs classiques ». Pas passionnant du tout, d’autant qu’il est possible de tous les débloquer grâce à de l’argent glané durant les parties.

Il y a bien une campagne, mais elle ne se limite qu’à une succession linéaire de joueurs contrôlés par l’IA sans aucune variations. Quant au défi méga balle, il s’agit d’une partie avec une balle qui devient de plus en plus petite au fur et à mesure des échanges. Le but du challenge ? Faire un maximum d’échange (avec un nouveau personnage à la clef au bout de 100 renvois). Aucun intérêt. Le online est limité au strict minimum. Il n’est pas possible de jouer avec des amis (!) et il ne propose que du matchmaking aléatoire. Dingue.

Enfin, si le jeu propose quelques revêtements dont certains sont plutôt amusants (comme ce terrain qui fait forcément rebondir la balle vers l’extérieur du cours), il n’y aura par contre qu’un seul et unique stade. Pour le dépaysement dans le royaume champignon, on repassera. Niveaux personnages disponibles, c’est passable, avec 15 figures connues du monde de Nintendo dont 4 à débloquer. Ils possèdent chacun leurs particularités en termes de vitesse, de puissance, de précision, etc. Il est également possible de débloquer une version « étoile » de chaque personnage, ce qui, je suppose, améliore ses performances sur le terrain, même si je vous l’avoue volontiers, je n’ai rien ressenti d’incroyable en pratique.

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Notre avis

Mario Tennis Ultra Smash a été bouclé à toute vitesse pour pallier au manque de jeux de cette fin d’année et ça se voit beaucoup trop. Son seul intérêt qui se situe en multijoueur local est uniquement basé sur son système de jeu solide hérité de la version 3DS. Pour le reste, Mario Tennis: Ultra Smash n’apporte rien d’intéressant à la série et ne propose pas le contenu d’un jeu vendu au tarif plein. C’est propre, certes, mais qu’est-ce que c’est chiche !
Note : 5  /  10
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